On s'excuse par avance pour ce jeu de mots pas du tout original, mais finalement inévitable : "Le compte est bon". Voilà ce que se sont probablement dit deux animateurs emblématiques de France 3 au moment de découvrir le verdict du conseil de prud’hommes de Paris le 27 novembre 2025, révélé par Le Parisien.
Comme l'explique le journal, France Télévisions vient d'être condamné à verser en tout et pour tout 450 000 euros à deux de ses anciens collaborateurs les plus iconiques du groupe : Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat, que l'on avait pu suivre de 1975 à 2022 pour le premier et de 1986 à 2022 pour la seconde, dans le jeu télé Des chiffres et des lettres.
Dans le détail, le spécialiste des mathématiques devrait percevoir 230 000 euros, tandis que la reine de la langue française devrait percevoir 220 000 euros. L'ancienneté expliquant évidemment la différence.
Souvenez-vous, si l'émission avait pris fin en 2024, le duo avait quant à lui été remercié deux ans auparavant par France Télévisions. Un départ jugé "contraint et forcé" par les acolytes de Laurent Romejko, qui avaient refusé d'accompagner le changement de formule du programme, qui passait alors d'une quotidienne à une version hebdomadaire.
Face à cette situation, Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat n'avaient pas tardé à déplorer les conditions de ces départs et avaient lancé une procédure pour requalifier en CDI les innombrables contrats courts (CDD d’usage - CDDU) imposés par France Télévisions au fil des décennies.
Une demande tellement unique pour ces deux stars du petit écran après 47 et 36 ans de service que les "quatre conseillers prud’homaux avaient décidé en janvier 2024 de faire réentendre l’affaire par une formation de cinq juges, dont un magistrat de carrière", écrit Le Parisien. Résultat ? La justice aurait finalement entendu leur demande et leurs CDDU auraient donc bien été convertis en CDI.
© BestImage, Guillaume Gaffiot/Bestimage
Aussi, il a été estimé que Bertrand Renard touchait un salaire brut mensuel de référence de 5 600 euros depuis le 13 mars 1975, tandis qu'Arielle Boulin-Prat touchait 5 400 euros depuis le 25 février 1986. Par ailleurs, la justice a mis en évidence "une exécution déloyale du contrat de travail" à l'encontre de la société France Télévisions, avant de reprocher au groupe d'avoir mis en place une "discrimination fondée sur l'âge" envers les deux personnalités de 70 et 72 ans aujourd'hui.
Une précision importante, qui permet ainsi de juger "nul" leur licenciement et de percevoir 136 000 euros (Renard) et 129 000 euros (Boulin-Prat) d'indemnité conventionnelle. A cela s'ajoutent également 10 000 euros chacun de dommages et intérêts pour 'rupture brutale et vexatoire' de leur collaboration.
Un joli cadeau de Noël en avance.
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