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Photos : L'Espagne aussi fait son #MeToo de la téléréalité : un candidat condamné pour agression sexuelle
Publié le 19 avril 2023 à 16:04
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L'Espagne aussi fait son #MeToo de la téléréalité : un candidat condamné pour agression sexuelle
L'Espagne aussi fait son #MeToo de la téléréalité : un candidat condamné pour agression sexuelle
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En France, cela fait des années que MeToo s'invite dans la téléréalité : en 2021 déjà, Angèle Salentino affirmait avoir été harcelée lors du tournage des "Vacances des Anges 4".
En France, cela fait des années que MeToo s'invite dans la téléréalité : en 2021 déjà, Angèle Salentino affirmait avoir été harcelée lors du tournage des "Vacances des Anges 4".
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La même année, Alix Desmoineaux et plusieurs autres jeunes femmes pointaient du doigt Illan Castronovo , candidat multi-abonné du genre (vu dans "Les Princes", "Les Marseillais", "Les Anges"), l'accusant d'exhibition, de harcèlement et d'agression sexuelle.
La même année, Alix Desmoineaux et plusieurs autres jeunes femmes pointaient du doigt Illan Castronovo , candidat multi-abonné du genre (vu dans "Les Princes", "Les Marseillais", "Les Anges"), l'accusant d'exhibition, de harcèlement et d'agression sexuelle.
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Mais la France est évidemment loin d'être un cas unique. La preuve ? En Espagne, non seulement ces affaires-là sont prises en charge, mais elles aboutissent à des condamnations.
Mais la France est évidemment loin d'être un cas unique. La preuve ? En Espagne, non seulement ces affaires-là sont prises en charge, mais elles aboutissent à des condamnations.
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Le 18 avril dernier, on a ainsi appris la finalité du jugement dont a fait l'objet José María López, un participant de l'émission de téléréalité "Gran Hermano", autrement dit, la version espagnole d'un véritable classique, "Big Brother" : l'homme en question a été condamné à quinze mois de prison pour agression sexuelle.
Le 18 avril dernier, on a ainsi appris la finalité du jugement dont a fait l'objet José María López, un participant de l'émission de téléréalité "Gran Hermano", autrement dit, la version espagnole d'un véritable classique, "Big Brother" : l'homme en question a été condamné à quinze mois de prison pour agression sexuelle.
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Le coupable aurait agressé sexuellement Carlota Prado, une autre candidate de la même émission, en 2017. Les faits se seraient carrément déroulés durant un tournage.
Le coupable aurait agressé sexuellement Carlota Prado, une autre candidate de la même émission, en 2017. Les faits se seraient carrément déroulés durant un tournage.
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Dans ce cadre très anxiogène, l'homme condamné aurait effectué dans un lit "des mouvements lubriques" contre le corps de sa victime, après lui avoir enlevé son pantalon. Et ce durant plusieurs minutes. Celle-ci, inerte et sous l'emprise de l'alcool, aurait exprimé son non-consentement durant l'acte, précisant : "Je ne veux pas"
Dans ce cadre très anxiogène, l'homme condamné aurait effectué dans un lit "des mouvements lubriques" contre le corps de sa victime, après lui avoir enlevé son pantalon. Et ce durant plusieurs minutes. Celle-ci, inerte et sous l'emprise de l'alcool, aurait exprimé son non-consentement durant l'acte, précisant : "Je ne veux pas"
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On l'imagine, cette condamnation est un soulagement pour la victime et ses proches. Et un verdict qui fait forcément cogiter : prend-t-on encore suffisamment en considération le #MeToo de la téléréalité chez nous ?
On l'imagine, cette condamnation est un soulagement pour la victime et ses proches. Et un verdict qui fait forcément cogiter : prend-t-on encore suffisamment en considération le #MeToo de la téléréalité chez nous ?
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La réponse est douloureuse quand on sait que les condamnations ne s'accumulent pas vraiment au pays de "Secret Story", se résumant le plus souvent à de (très) légères victoires pour les présumées victimes : en mars dernier par exemple, Illan Castronovo, accusé d'agressions sexuelles, a perdu son procès en diffamation contre Alix Desmoineaux.
La réponse est douloureuse quand on sait que les condamnations ne s'accumulent pas vraiment au pays de "Secret Story", se résumant le plus souvent à de (très) légères victoires pour les présumées victimes : en mars dernier par exemple, Illan Castronovo, accusé d'agressions sexuelles, a perdu son procès en diffamation contre Alix Desmoineaux.
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Mais en 2023, on a toujours l'impression que les candidates de téléréalité prennent "double tarif" : c'est à dire qu'aux remarques habituelles dont font l'objet celles qui libèrent la parole (mentir, faire ça "pour l'argent" ou la "fame", n'avoir aucune preuve), il faut encore ajouter une grosse dose de sexisme.
Mais en 2023, on a toujours l'impression que les candidates de téléréalité prennent "double tarif" : c'est à dire qu'aux remarques habituelles dont font l'objet celles qui libèrent la parole (mentir, faire ça "pour l'argent" ou la "fame", n'avoir aucune preuve), il faut encore ajouter une grosse dose de sexisme.
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Autrice de Télé-réalité, la fabrique du sexisme, Valerie Rey-Robert constate ainsi que la plupart du temps, lorsque des candidates dénoncent des agissements, "il y a eu un raz-de-marée de victim-blaming visant leur aspect physique et leur façon de parler".
Autrice de Télé-réalité, la fabrique du sexisme, Valerie Rey-Robert constate ainsi que la plupart du temps, lorsque des candidates dénoncent des agissements, "il y a eu un raz-de-marée de victim-blaming visant leur aspect physique et leur façon de parler".
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Le "victim blaming", c'est le fait de pointer du doigt l'attitude, les propos, voire la tenue d'une femme qui dénonce des faits d'agression sexuelle ou de viol, pour mieux la décrédibiliser...
Le "victim blaming", c'est le fait de pointer du doigt l'attitude, les propos, voire la tenue d'une femme qui dénonce des faits d'agression sexuelle ou de viol, pour mieux la décrédibiliser...
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Et quand on voit les remarques que se prennent les candidates depuis Nabilla, on se dit évidemment que la route est encore longue.
Et quand on voit les remarques que se prennent les candidates depuis Nabilla, on se dit évidemment que la route est encore longue.
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Autre gros souci selon Alix, la prod de ces émissions : "Si un candidat est connu pour avoir la main leste envers sa copine, les producteurs le savent et n'agissent pas. Tant que le scandale n'est pas public, ils continuent à faire comme si de rien n'était".
Autre gros souci selon Alix, la prod de ces émissions : "Si un candidat est connu pour avoir la main leste envers sa copine, les producteurs le savent et n'agissent pas. Tant que le scandale n'est pas public, ils continuent à faire comme si de rien n'était".