À seulement 24 ans, Jenna Ortega est déjà l'une des actrices les plus importantes et influentes de sa génération. Tandis que la saison 1 de Mercredi lancée en 2022 est la plus regardée de tous les temps sur Netflix (dans la catégorie série en langue anglaise), sa performance lui a permis d'être nommée au Golden Globe de la meilleure actrice.
Pour autant, quatre ans après les débuts de cette série adaptée de l'univers de La Famille Addams, c'est peu dire que la star a du mal à capitaliser sur ce succès historique au cinéma. À l'exception du Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton sorti en 2024, Jenna Ortega a enchaîné les échecs sur grand écran.
Que ce soit Miller's Girl (noté 30% sur Rotten Tomatoes), Hiver, Printemps, Été ou Automne (noté 31%), Hurry Up Tomorrow avec The Weeknd (noté 14%) ou encore Death of a Unicorn (noté 52%), aucun de ses films récents n'a explosé au box-office, ni convaincu la presse spécialisée. Et malheureusement pour elle, la situation ne devrait pas s'améliorer cet automne.
Ce mercredi 21 octobre 2026, Jenna Ortega sera à l'affiche de Klara et le Soleil. Or, si ce film est réalisé par Taika Waititi à qui l'on doit des pépites comme Jojo Rabbit, Vampires en toute intimité et Thor : Ragnarök, il s'agirait à nouveau d'un véritable échec créatif.
Au programme ? Dans un futur dystopique, Klara (Jenna Ortega) est une "Amie artificielle", un androïde conçu pour tenir compagnie aux humains et combattre leur solitude. Lorsqu’elle est choisie par Josie (Mia Tharia), une adolescente fragile, elle découvre les complexités des émotions humaines et s’attache profondément à sa nouvelle famille, notamment à la mère de Josie, Chrissie (Amy Adams). Convaincue que le soleil possède un pouvoir réparateur, Klara met toute sa loyauté et son espoir au service de la jeune fille, dans un récit de science-fiction sensible sur l’amour, le sacrifice et les limites de l’intelligence artificielle. Adapté du roman éponyme de Kazuo Ishiguro, le film réunit également Aran Murphy, Steve Buscemi et Natasha Lyonne.
Un concept prometteur qui ne tiendrait simplement pas… ses promesses. Sur Rotten Tomatoes, Klara and the Sun est actuellement doté d'une note moyenne de 25%. Et les critiques qui lui sont associées se révèlent une nouvelle fois très dures.
Le livre traitait de ce que nous sommes fondamentalement, aujourd'hui et demain. Le film, lui, parle du pouvoir de l'amour et de l'amitié. C'est une sacrée régression. (The Independant)
Taika Waititi déchaîne une explosion d'excentricité postmoderne et d'ironie maladroite dans ce film insupportablement maniéré et indiciblement joué. (The Guardian)
Les réflexions d'Ishiguro sur la relation en constante évolution entre la technologie et l'humanité sont balayées d'un revers de main, comme de simples confettis thématiques. On peine à comprendre ce que Waititi pensait faire en jouant la carte de l'humour. (Daily Telegraph)
C'est un film désespérant, fourbe et mensonger, plein de mièvrerie digne d'une carte Hallmark, et qui a été surpassé par une myriade de films précédents mettant en scène des robots compagnons. (The Times)
Aussi avide d'être aimée que son héroïne rayonnante, mais avec une conscience bien plus aiguë, Klara and the Sun de Waititi est une carte de vœux mielleuse envoyée par un ami artificiel. (Variety)
Certes, à aucun moment le talent de Jenna Ortega n'est remis en cause et l'actrice n'est donc pas à blâmer pour ces échecs. En revanche, son agent pourrait commencer à trembler, car il est bien le premier fautif en lui proposant de tels projets... Qu'il se rassure, elle ne semble pas encore prête à le virer.
Cet été, interrogée par Esquire sur ses récents flops, Jenna Ortega assurait qu'elle n'avait "absolument aucun regret" :
Je ne sais pas si je pourrais jamais qualifier quoi que ce soit d'erreur. Que ce soit bon ou mauvais, on en tire toujours des leçons. J’ai acquis une bien meilleure compréhension de qui je suis et de ce que j'attends du monde. Je n'aurais pas pu parvenir à cette compréhension de ma position si je n'étais pas passée par des phases d'essais et d'erreurs.