Netflix produit désormais des dizaines de films chaque année. Si certains disparaissent aussi vite qu'ils sont arrivés dans le catalogue, d'autres marquent durablement les esprits. En cinq ans, la plateforme a notamment proposé des succès comme À couteaux tirés : Glass Onion, The Killer, Le Cercle des neiges ou encore La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar.
Mais s'il ne fallait en retenir qu'un seul, beaucoup choisiraient sans hésiter Les Mitchell contre les Machines. Sorti en 2021 après un parcours mouvementé, ce long métrage d'animation est devenu une référence du genre, au point d'être régulièrement cité parmi les meilleurs films jamais diffusés par Netflix.
L'histoire suit Katie Mitchell, une adolescente passionnée de cinéma qui rêve de devenir réalisatrice. Alors qu'elle s'apprête à quitter le foyer familial pour intégrer l'école de ses rêves, une dispute éclate avec son père. Pour tenter de renouer le dialogue, celui-ci décide d'organiser un road trip familial improvisé. Mais leur voyage prend une tournure totalement inattendue lorsqu'une intelligence artificielle déclenche une révolte mondiale des machines contre l'humanité.
Sur le papier, le scénario peut sembler classique. À l'écran, c'est une tout autre histoire.
Coécrit et réalisé par Mike Rianda, le film impressionne d'abord par son animation. Produit par Sony Pictures Animation, déjà derrière Spider-Man : New Generation, il mélange animation 3D, dessins griffonnés, effets visuels inspirés des réseaux sociaux et mise en scène ultra dynamique. Chaque plan déborde d'idées et d'énergie.
Mais ce qui fait véritablement la force de Les Mitchell contre les Machines, c'est son équilibre. Le film alterne avec une étonnante fluidité les séquences de science-fiction explosives, les moments de comédie complètement déjantés et des scènes familiales d'une sincérité désarmante.
Derrière les robots tueurs et les courses-poursuites spectaculaires se cache avant tout une histoire universelle sur les relations entre parents et enfants, les difficultés à communiquer et la peur de voir grandir ceux qu'on aime. Un mélange rare qui touche autant les adultes que les plus jeunes.
Résultat : le film affiche aujourd'hui 97 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et est considéré comme l'un des meilleurs films d'animation de la décennie.
À l'origine, Les Mitchell contre les Machines n'était pourtant pas destiné à Netflix.
Le film devait sortir au cinéma sous la bannière de Sony Pictures. Mais en pleine pandémie de Covid-19, le studio a préféré vendre les droits de diffusion à Netflix pour environ 110 millions de dollars, craignant un échec au box-office.
Le pari s'est révélé gagnant.
En seulement 28 jours, le long métrage a cumulé 53 millions de foyers spectateurs, établissant alors un record pour un film d'animation sur la plateforme. Même si ce record a depuis été dépassé, son succès critique, son bouche-à-oreille exceptionnel et son immense popularité en font encore aujourd'hui l'un des plus grands triomphes de Netflix.
Consciente de tenir une licence précieuse, la plateforme a confirmé qu'une suite était en développement. Peu d'info ont été dévoilées sur ce nouveau chapitre, si ce n'est que Les Mitchell contre les Machines 2 sera réalisé par Guillermo Martinez, déjà présent sur le premier film, et JP Sans (Les Bad Guys 2). Le scénario sera quant à lui confié aux sœurs Wendy Molyneux et Lizzie Molyneux-Logelin (The Great North). Après un premier opus aussi inventif, drôle et émouvant, la pression sur leurs épaules est immense.
En attendant d'en savoir davantage, Les Mitchell contre les Machines reste l'un de ces films rares que l'on peut revoir encore et encore sans jamais perdre le sourire. Une aventure de science-fiction inventive, hilarante et profondément humaine qui mérite largement sa réputation de chef-d'œuvre moderne de l'animation.
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