Purefans News est allé à la rencontre du groupe Nossa. Ofée, Nanou et Lara sont toutes les trois danseuses professionnelles à la base. Elles ont eu l'occasion de travailler avec des grands noms de la musique comme Madonna ou Prince. Mais les trois bombes ont eu la chance d'allier cette passion avec leur amour pour la

Purefans News est allé à la rencontre du groupe Nossa. Ofée, Nanou et Lara sont toutes les trois danseuses professionnelles à la base. Elles ont eu l'occasion de travailler avec des grands noms de la musique comme Madonna la reine de la provoc ou Prince dont le Stade de France se souvient encore. Mais les trois bombes ont eu la chance d'allier cette passion avec leur amour pour la chanson, car elles aiment aussi la musique. Leur premier album est sorti le 20 août dernier, porté par le single Mas Que Nada. C'est donc l'occasion pour elles de revenir sur leurs parcours et sur la création de ce premier opus.

Comment s'est créé votre groupe ?
Ofée
: Alors on se connaît déjà depuis très longtemps parce qu'on est toutes les trois danseuses professionnelles à la base. Donc nous nous sommes rencontrées dans le cadre de notre travail et c'est vrai qu'on a bien accroché toutes les trois parce qu'on avait aussi un goût prononcé pour la musique et que parallèlement à la danse, on avait des petits projets dans la comédie et dans la musique. Donc voilà ça s'est fait comme ça.

Pourquoi avoir choisi Nossa comme nom de groupe ?
Nanou
: Parce que ça pète (rires). Non parce que ça a plusieurs significations. Ça veut dire "wahou". Quand on voit une belle fille passer dans la rue au Brésil on dit "Nossa nossa". Et puis aussi en Portugais c'est un mot d'appartenance. Ça veut dire "le notre" donc je trouve que par rapport à nous, vu que c'est notre bébé, c'est notre 1er album, ça partait complètement dans ce que nous voulions.

Vous avez lutté pour trouver ce nom ?
Nanou : Bah au début on pensait même pas au nom en fait. Puis après c'est venu assez vite. En plus moi tout ce qui est Nossa ça me fait penser aux Bossa Nova, tout ce qui est brésilien, tout ce qui revient un petit peu en ce moment dans l'esprit latino.

Comment vous avez réussi à percer dans ce milieu musical ?
Ofée
: Ah ça a pris du temps ! On a chacune notre parcours. Moi perso ça fait 5-6 ans que je suis dans la musique, que j'écris mes textes, que je compose. Je me prends la tête à réaliser ce rêve que j'ai toujours eu, de chanter en plus de faire de la danse. Puis après c'est les rencontres. C'est les projets qui marchent ou qui marchent pas. On apprend, ça donne de l'expérience, jusqu'au moment où ça fonctionne. Faut pas lâcher. Faut toujours se battre, toujours essayer de nouvelles choses, pas se décourager quand ça marche pas. Essayer d'apprendre de ses erreurs.
Nanou : C'est ça pour n'importe quel domaine de toute façon. Tout ce qui est artistique comme la danse, c'est vrai que c'est un travail de longue haleine. Justement j'ai une amie qui est à New-York en ce moment et ses coachs lui disait : "Si vous êtes prêts à attendre 20 ans pour pouvoir démarrer votre carrière, c'est que vous êtes faits pour ce métier". C'est vrai que c'est au bout de 20 ans qu'on commence à vraiment travailler, à vivre en tout cas de son art. Ça m'a fait rire quand elle m'a dit ça parce que c'est vrai que c'est un travail d'acharné.
Lara : J'ai trop galéré moi. Je viens de très très loin. Moi je suis artiste autodidacte. J'ai commencé par le dessin, après la mode. J'ai une famille d'artistes donc j'ai toujours baigné là-dedans. Mon père me disait toujours "Si t'as vraiment un truc que t'aimes faire dans l'art il faut que tu essayes". C'est vrai que c'est un milieu très difficile et en plus moi je viens du Portugal, donc ça n'a rien à voir. Là-bas on galère beaucoup plus qu'ici, c'est pour ça aussi que je suis venue en France pour travailler dans la danse et le milieu artistique. J'ai fait un peu de tout, je suis assez ouverte. La danse, c'est ce que j'aime le plus et ça fait partie de moi. Et après c'est vrai que la musique ça complète le reste parce qu'il y a des choses que je n'arrive pas à dire et je ne peux le faire que par les mouvements ou que par la chanson. Il y a une expression au Portugal qui dit "Tu peux courir mais tu ne te fatigues jamais". En gros quand tu veux faire faire ce que t'aimes, tu y vas à fond.

Une fois le groupe créé, comment avez-vous trouvé une maison de disques ?
Ofée
: Comme on est danseuses, on bosse souvent avec un chorégraphe qui s'appelle Stéphane Jarny. Avant Nossa, il voyait qu'on aimait bien faire nos petits trucs comme chanter ensemble. Et comme lui il travaille avec Universal, il a parlé de nous. C'est lui qui a fait le lien et du coup on est là.

Et après comment avez-vous réussi à créer votre premier album ?
Nanou
: C'est grâce à nos rencontres, les mises en relation qu'on a dans ce métier. Ces gens là vont croire en nous, vont nous proposer des choses.
Ofée : Ça s'est fait petit à petit. On a d'abord fait un premier titre en studio. C'était un peu comme un test parce qu'Universal ne nous connaissaient pas. Et comme avec le premier single Mas que Nada ça s'est bien passé, avec les filles nous nous sommes lancées dans la suite. On a réfléchi à des titres à mettre dans l'album. Les choses se sont faites naturellement, il n'y a pas eu trop d'embûches.
Nanou : En fait il y a beaucoup d'embûches jusqu'à un certain stade et après quand on est dans le bon wagon les choses se font naturellement.

On peut entendre dans votre album qu'il y a beaucoup de reprises célèbres, pourquoi ce choix ?
Nanou : Pour se faire connaître. Ofée compose beaucoup, on a des idées pour le prochain album, mais dans un premier temps c'était important pour nous de commencer par des titres latinos qui nous ont influencées. La Lambada c'est typiquement ce que nous aimions étant gamines. C'est sympa de montrer un peu nos univers grâce à ces reprises.
Ofée : Ces musiques-là on les aiment et en plus comme elles sont rythmées, on s'est dit qu'on pouvait montrer qu'on chantait, mais qu'on a aussi une autre casquette qui est le show, la danse. Ça nous a permis de mettre tout ce qu'on a appris à faire depuis des années dans ce projet.
Lara : On est quand même des Show Girls, c'est ça qu'on veut montrer. Dans la musique, on a chacune nos passés. C'est pour ça qu'il y a autant de musiques différentes. Il y a La Lambada, mais aussi Waka Waka ou Carnavalera. Ça nous fait nous remémorer des bons souvenirs. C'est pour ça qu'on a foncé là-dedans. Nos souvenirs sont un peu cachés dans la musique.

Comment définiriez vous votre musique ? Parce que ce sont des reprises, mais vous les avez quand même remaniées à votre sauce !
Nanou
: C'est de la musique festive. Ça donne envie de bouger à mort. Et comme on est aussi danseuses, on veut que les gens se lèvent pour faire la fête.
Ofée : Moi je dirais aussi que c'est une musique métissée. On mélange nos reprises avec des influences urbaines, hip-hop. On a aussi écouté du Alicia Keys ou du Beyoncé, donc dans tout ce qui est vibes (le son qu'il y a derrière) on a essayé de mettre un petit peu de ça. Et aussi avec Lara qui est un peu plus agressive dans sa musique ça fait un peu reggaeton. On dirait vraiment un mélange de cultures, d'inspirations et en même temps, c'est une musique qui ressemble aux gens d'aujourd'hui, en tout cas on l'espère.
Lara : C'est des musiques qui bougent. Il n'y a même pas une ballade dedans. A la limite il y a Lelele qui est une chanson un peu plus posée, mais aujourd'hui on se prend vraiment pas la tête. On veut faire passer un message positif. En plus c'est des musiques qui passent déjà un message à la base, donc on a pris ça et on l'a mis à notre sauce.
Ofée : Comme l'a dit Lara, on veut que les gens arrêtent de se prendre la tête. On a vraiment envie d'être un exemple pour eux et de leur dire "il faut se battre, il faut avancer même si c'est difficile".

Pourquoi avoir choisi Mas Que Nada comme 1er single ?
Nanou
. Mas Que Nada elle est emblématique quand même. L'air tout le monde le connaît, même les jeunes.
Ofée : La musique a un côté racine et en même temps on a essayé de faire une version qui change un peu. Ça s'est un petit peu imposé à nous. On n'a pas réfléchi 10 ans.

Est ce que vous comptez faire un concert bientôt ?
Nanou : On va faire pleins de scènes, surtout des showcases.
Lara : Dans les clubs on va faire un show de 25 minutes. On va pouvoir montrer plus de musiques au public.
Ofée : On va faire beaucoup de plateaux TV aussi. Mais pour faire un vrai concert on attend. On espère vraiment qu'il y en aura pour pouvoir montrer ce qu'on sait faire.

Vous comptez sortir un nouvel album prochainement ?
Nanou : Prochainement on ne sait pas, mais on a pleins d'idées. Il y aura peut-être des reprises mais en tout cas, je sais qu'il y aura des compositions personnelles.
Lara : On ne sait pas si ce sera dans le même style. Comme on est toutes différentes, on aime toutes des musiques différentes peut-être qu'on va proposer autre chose.
Ofée : Pour l'instant on se bat déjà pour notre 1er album. (Propos recueillis par Atika Nasri)

Contenu exclusif. Ne pas mentionner sans citer Purefans News / Adobuzz.com

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