À Marseille, il s'est affiché avec une tenue blanche et azur aux couleurs de l'OM signée Jacquemus. À Paris, il a assisté au défilé Schiaparelli haute couture dans un costume jaune customisé avec des broches retraçant les temps forts de sa carrière. Icône de mode, Bad Bunny bouscule les codes du reggaeton, genre musical traditionnellement boosté aux testostérones, pour les redéfinir à sa façon.
Et son influence s'exerce désormais aux quatre coins du globe, où sa tournée Debí Tirar Más Fotos World Tour fait salle comble partout où elle s'arrête.
Chaque soir durant 2h30, Bad Bunny assure le show et convie des guests cinq étoiles dans sa casita, pour savourer sa réussite. En seulement huit ans, l'artiste portoricain s'est hissé au sommet jusqu'à pouvoir prétendre régner sur le Super Bowl, l'événement le plus regardé au monde, et le marché du streaming mondial.
Son album Un Verano Sin Ti (2022) est l'album le plus streamé de tous les temps sur Spotify avec un compteur de 23,5 milliards d'écoutes. Une ascension que l'artiste de 32 ans considère avec humilité dans les pages de Rolling Stone :
"J’ai toujours rêvé que les gens écoutent et reconnaissent ma musique, et de pouvoir en vivre. Mais même si je le rêvais au plus profond de moi, je ne m’attendais pas à atteindre un tel niveau. Alors j’ai commencé à me demander : 'Et maintenant ?' (...) Je vais mourir et c’est tout, je n’emporterai rien avec moi. Donc je crois que l'intérêt c'est ça : montrer au monde qui je suis et ce qu’est ma culture, d’où je viens. Pouvoir aider et donner une place à différents rythmes et à des jeunes comme moi".
Son 6ème album DeBÍ TiRAR MáS FOToS synthétise parfaitement cette ambition. Sans renier son sens du groove qui fédère, le projet de Bad Bunny permet de mettre en lumière des genres traditionnellement peu représentés dans la pop culture internationale comme le jíbaro, de la folk issue de la classe ouvrière qui se joue sur un cuatro, une sorte de petite guitare à 4 cordes, la bomba, avec ses maracas et ses percussions, ou l'aguinaldo. Un mélange des genres passionnant qui séduit notamment le public français.
Fin janvier 2025, Bad Bunny s'est hissé pour la première fois de sa carrière sur la plus haute marche du Top Albums avec DeBÍ TiRAR MáS FOToS. Un coup de chance en pleine digestion d'après-fêtes, pendant la période la plus calme de l'industrie musicale ? Pas vraiment ! Avec le succès radio du single DTMF, qui a atteint le top 30 des titres les plus diffusés sur les ondes, l'album du chanteur s'est offert une longévité robuste dans les charts, franchissant le seuil symbolique des 100 000 ventes en moins de 5 mois.
Depuis, de nombreux extraits de l'album ont été certifiés par le SNEP. Café Con Ron, Weltita, Veldá et La Mudanza sont sertis d'or, Eoo et Voy a Llevarte Pa' PR de platine, et trois pistes ont atteint le seuil maximal du diamant pour plus de 50 millions d'équivalents streams : Baile Inolvidable, DTMF et Nuevayol. Un plébiscite massif.
Avec l'euphorie de la venue de Bad Bunny en France, les fans se sont naturellement replongés dans le répertoire du musicien. L'album de Benito remonte dans le top 5 des meilleures ventes cette semaine (classement arrêté au jeudi) et il est le 4ème artiste le plus streamé dans l'Hexagone sur Spotify. Une dynamique qui permet aujourd'hui à Bad Bunny de dépasser le cap des 300 000 albums vendus avec DeBÍ TiRAR MáS FOToS.
Une première dans sa carrière (et une prouesse pour un album interprété en espagnol) puisqu'ici, seuls Un Verano Sin Ti et Nadie Sabe Lo Que Va a Pasar Mañana avaient reçu une certification : platine pour le premier, et or pour le deuxième.
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