L'angoisse des réseaux sociaux : la maladie 2.0 des influenceurs ?
L'angoisse des réseaux sociaux : la maladie 2.0 des influenceurs ?
Le nouveau mal du siècle trouverait-il son origine sur les réseaux sociaux ? A l'instar de Romy dernièrement, de plus en plus d'influenceurs confient être angoissés à l'idée de poster sur Instagram ou autre réseau social qui, pourtant, est l'outil principal de leur métier. Crises d'angoisse, dépression, troubles alimentaires... Retour sur le malaise des influenceurs.

C'est sans filtre que Romy s'est confiée à sa communauté ce dimanche 17 mai 2020. L'influenceuse suivie par 1,4 million d'abonnés sur Instagram et 1,5 million sur Youtube avoue être plus que jamais stressée par les réseaux sociaux. "J'essaie de faire les choses du mieux que je peux, de véhiculer des messages positifs, bienveillants, de faire attention à ce que dis/fais etc... car j'ai plus que conscience de l'influence que je peux avoir, surtout sur les jeunes". confiait-elle en story Instagram. Mais cela ne suffit pas : "J'ai l'impression que c'est de plus en plus compliqué de s'exprimer librement, certains cherchent la petite bête... Ça fait quelques mois que les réseaux sociaux deviennent une vraie source d'anxiété pour moi, sauf que c'est quand même mon taf... Alors ça me fait peur".

Les influenceurs angoissés par les réseaux sociaux

Ce n'est malheureusement pas la seule personne à sentir une telle angoisse à cause des réseaux sociaux. Le malaise des influenceurs est bien réel. Constamment, ils doivent gérer des critiques omniprésentes, qui influencent forcément leurs publications. La youtubeuse et influenceuse EnjoyPhoenix a mis longtemps avant de réussir à s'afficher telle qu'elle est, au naturel et sans retouches. Le 7 mai dernier, celle qui lutte depuis des années contre des troubles alimentaires déclarait qu'elle commençait seulement aujourd'hui à lâcher prise : "il faut savoir qu'il y a encore quelques mois, je refusais de poster une photo sur Insta qui n'était pas prise au reflex, et dont la couleur n'avait pas été pensée/retouchée pendant des heures. Je passais plus de temps sur la manière dont mon feed allait rendre que sur la prise de la photo elle même, et je me refusais de poster des photos pas assez travaillées".

Dépression, crises d'angoisse, bipolarité...

Il y a deux ans, Caroline Receveur poussait un coup de gueule contre les critiques : "A en écouter certains, je devrais me cacher d'être heureuse, d'avoir retrouvé la ligne après bébé, d'avoir une situation professionnelle qui me plait et d'avoir les moyens de m'acheter de jolies choses de temps en temps". Consciente que Youtube et internet pouvaient être "dangereux", Sananas balançait sur les travers du métier et prévenait les jeunes qui se lancent dans ce métier que "ça peut vite te détruire". Ce ne sont ici que quelques exemples. Dépression, crises d'angoisse, bipolarité, troubles alimentaires... les conséquences peuvent être multiples chez les influenceurs.

Le nouveau mal du siècle ?

D'autant qu'ils ne sont pas les seuls touchés : cette angoisse est malheureusement également visible chez les internautes. Une étude a prouvé que Instagram, Snapchat, Facebook et Twitter avaient un impact négatif sur le bien être et prolongeaient les sentiments d'anxiété ou de mal-être. "Instagram et Snapchat sont classés comme les plus néfastes sur la santé mentale et le bien-être. Les deux plates-formes sont pourtant très axées sur l'image et il semble qu'elles peuvent entraîner des sentiments d'insuffisance et d'anxiété chez les jeunes". Le nouveau mal du siècle ?

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