Ce n'est plus un secret pour personne : le cinéma d'horreur vit un nouvel âge d'or. Boosté par les performances explosives de Backrooms et Obsession, ainsi que les petits buzzs suscités par Leviticus ou Buddy, le genre tutoie désormais les plus gros blockbusters au sommet du box-office. De nouveaux visages venus de YouTube, des concepts simples mais efficaces, un énorme bouche-à-oreille... Telle est désormais la nouvelle recette pour cartonner.
Et Zach Cregger l'a bien compris. Nouveau roi de l'horreur après les sensations Barbare et Évanouis, le réalisateur américain a décidé de donner une nouvelle jeunesse à Resident Evil. Oubliez la saga nanardesque avec Milla Jovovich : Cregger se réapproprie la franchise de jeux vidéo cultes de Capcom pour un résultat aussi sanglant que véritablement flippant.
Et ça marche ! Salué par le public friand de frissons, le film vient de dépasser les 400 millions de dollars de recettes mondiales. Ce qui en fait un des 10 plus gros succès de l'histoire du cinéma d'horreur, aux côtés de classiques comme L'Exorciste, Sixième sens ou Les Dents de la mer.
De quoi rendre "fier" son metteur en scène : "Je l’adore vraiment. Je me rends compte que j’aurais dû m’en douter dès le départ. J’aurais dû comprendre que cela allait se passer ainsi, mais pour une raison ou une autre, j’ai été un peu surpris".
Pour autant, Zach Cregger se dit un "peu frustré" par la réception autour de son Resident Evil. Dans le podcast The Town with Matthew Belloni, le cinéaste estime qu'à sa sortie, les spectateurs ont moins parlé de la qualité du film en tant que tel, mais plutôt de ses à côtés :
Une grande partie de ces discussions n’avait vraiment rien à voir avec le film. Tout tournait autour de la question de savoir si le film répondait aux différentes attentes des fans des jeux.
En effet, dès la première bande-annonce, beaucoup de fans se sont étonnés de ne pas retrouver des personnages (Léon, en particulier) ou des moments phares du jeu. S'éloigner de l'œuvre originale, un parti pris assumé par Zach Cregger mais qui a fait débat au sein de la communauté d'inconditionnels des jeux.
Qu’il s’agisse de l’utilisation ou non des personnages, ou encore des erreurs que j’aurais commises par rapport au lore. C'était toujours "Pourquoi ça ne correspond-il pas à l’œuvre originale ?" ou "Pourquoi est-ce une bonne chose qu’il ne lui ressemble pas ?". J’avais l’impression que toutes ces discussions ne portaient pas sur le film lui-même.
Pour autant, cela n'a pas empêché le long-métrage d'être un véritable succès public et critique. Comme quoi, prendre des risques est encore gage de qualité et de rentabilité à Hollywood. D'ailleurs, Zach Cregger dit avoir des idées pour une suite de Resident Evil mais qu'elle n'arrivera pas tout de suite. Son prochain projet ? Un film de science-fiction avec Jennifer Lawrence, intitulé Flood, et qui sortira dans les salles à l'été 2028.