Que devient Dadju ? Après avoir enchaîné les projets quasi non-stop durant une décennie, le chanteur s'est fait plus discret ces derniers temps. Outre l'album collaboratif Héritage avec Tayc en 2024, son dernier disque solo remonte à 2022 avec Cullinan.
Autant dire une éternité dans une industrie où il faut constamment sortir des sons pour ne pas perdre une partie de son public.
C'est là l'une des problématiques du milieu au cœur d'une récente vidéo avec Just Riyad.
Face au vidéaste, l'interprète de Reine évoque notamment la culture de l'instantanéité et les artistes qui ne peuvent plus s'imposer sur la durée mais qui sont, au contraire, un véritable feu de paille. "Il y a beaucoup d'artistes qui ne durent plus. 'Cette année c'est lui', l'année d'après 'Ah cette année c'est lui'..." commente le chanteur.
Et selon lui, la cause principale est TikTok :
"Ça a n*qué la musique. La consommation de la musique est erronée maintenant, les gens n’écoutent plus la musique, ils écoutent qu'une partie de la musique. Donc les gens font des sons de plus en plus courts. Moi je faisais des sons de quatre minutes, comme Jaloux. Fais un son de 4 minutes aujourd'hui, tu vas voir comment les gens vont cracher sur toi. Aujourd'hui, il faut que le son dure 2mn10, 2mn30, maximum... Il faut qu'il soit en accéléré, qu'il y ait une partie dans le son où on peut essayer soit de danser, soit de faire une trend..."
Selon lui, il s'agit là d'un cercle vicieux : "Les artistes font ça parce que le public demande ça... C'est une boucle, un cycle et ça va passer. À date, je pense qu'on est le plus bas au niveau de la musique. En termes de propositions, de musique, de qualité...".
Et s'il n'est "pas contre" l'IA, il est conscient d'y voir là une forme de concurrence : "Au moment où ça prend de la place dans le top Spotify ou à la radio, tu prends la place d'un humain. Mais on fait avec son temps".
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Au détour de l'entretien, Dadju fait une confidence étonnante : il est persuadé d'être capable de remplir le Stade de France pendant une semaine d'affilée.
"Si je devais le faire, je le ferais toute la semaine. Pas un ou deux, mais toute la semaine. C'est là que tu marques le coup. Une semaine d'affilée ! Je suis sûr de moi : de mercredi à dimanche, les cinq dates de la semaine, je suis sûr de les remplir. Le lundi et mardi, ce sont les jours de la semaine [un peu plus difficiles]..."
Pourquoi un tel défi ? Car Dadju considère que le Stade de France a perdu aujourd'hui son côté événementiel au vu du nombre de stars qui s'y produisent désormais. Rien que sur cette saison estivale 2026, l'arène de Saint-Denis a accueilli 25 concerts de 11 artistes différents. Elles n'étaient que deux à le faire il y a dix ans (Beyoncé et Rihanna).
"Il y a un pressing sur moi pour faire le Stade de France. Mais je trouve que le Stade de France, ça a perdu quelque chose. Ce n'est plus pareil, tout le monde le fait... Venir faire un Stade de France, c'est pas surprenant."
Et s'il le fait, il veut donc le faire "autrement".
Une chose est sûre, Dadju semble prêt à marcher dans les pas de son frère Gims qui, l'an dernier, a donné cinq concerts consécutifs en quatre jours à la Plenitude Arena.