Depuis son lancement, Netflix a énormément de mal à maintenir un rythme de production efficace pour ses séries. Contrairement à ce qui se fait à la télé, il n'est pas rare d'attendre un an et demi, voire deux ans, entre différentes saisons. Conséquence ? Afin de ne pas lasser ses abonnés, la plateforme de streaming n'a pas d'autre choix que d'ajouter du contenu de flux en louant les droits d'exploitation de certaines séries à succès aux multiples saisons.
C'est ainsi que des séries comme Prison Break, House, How I Met Your Mother, Friends ou encore Suits connaissent de nouvelles vies et continuent de gagner des fans, même des années après leurs conclusions. Des succès inattendus, à l'origine de décisions créatives improbables.
Depuis quelques années, on ne compte plus les spin-offs qui ont été lancés (ou vont bientôt l'être) afin de surfer sur ce retour de hype. Et parmi eux, on peut notamment citer Suits : L.A., une série dérivée de Suits lancée en 2025 sur la chaîne NBC aux USA, soit six ans après l'annulation de sa grande sœur.
Au programme ? Ted Black (Stephen Amell), ancien procureur fédéral de New York, a fondé à Los Angeles un cabinet d’avocats spécialisé dans la défense pénale et le droit du divertissement, au service des personnalités les plus puissantes d’Hollywood. Alors que son cabinet traverse une crise majeure, il doit accepter des compromis professionnels et moraux qui mettent à l’épreuve ses convictions et ses alliances.
Malheureusement, malgré le retour d'Aaron Korsh à la création et les présences au casting de certains visages emblématiques, comme Gabriel Macht (Harvey Specter) ou Rick Hoffman (Louis Litt), ce spin-off a été un véritable échec. Doté d'une note moyenne de 39% sur Rotten Tomatoes, ses audiences se sont révélées désastreuses à la télévision avec seulement 1 million de téléspectateurs pour le final de la saison 1.
Sans surprise, NBC a donc rapidement coupé le robinet et annulé Suits L.A. Une déception pour l'équipe, dont Stephen Amell assume aujourd'hui la responsabilité. Au micro de Inside of You With Michael Rosenbaum, l'acteur a reconnu qu'il n'avait pas été à la hauteur du job et n'avait pas su offrir une prestation aussi iconique que celle de Gabriel Macht, qui était grandement responsable du succès de Suits.
Quel que soit le problème que vous ayez avec la série, car je pense qu'il y en avait, c'est mon travail de le résoudre, de l'atténuer et de le maquiller par une performance ou quelque chose qui, tangible ou non, masque ces erreurs. Parce qu'il faut créer quelque chose de magnétique, de charismatique, qui corrige ces problèmes. Et je ne l'ai pas fait.
Certes, les scénarios ne fonctionnaient pas et l'univers paraissait forcé, mais Stephen Amell regrette sa prestation qui n'a pas réussi à transcender le tout, comme pouvaient le faire Macht ou Patrick J. Adams à l'époque. "Au final, je n'ai rien trouvé avec Ted Black, mon personnage, pour aplanir les problèmes, ce qui nous aurait donné une chance de continuer", a-t-il ajouté.
Une façon de penser étonnante alors qu'il n'était pas le seul à bord dans cette aventure, mais que l'ex-star d'Arrow assume.
Si la série avait été un succès, on m'aurait crédité pour ça de façon disproportionnée. Donc ça me parait normal de me tenir droit et d'en assumer la responsabilité. Je suis le personnage principal de la série et elle n'a pas fonctionné.
Par chance, cet échec n'a pas mis un frein à sa carrière. En 2027, on le retrouvera au casting du reboot survitaminé d'Alerte à Malibu qui prendra des airs de 9-1-1.