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Gérard Vives (Je suis une célébrité...) sur sa victoire : "elle n'est pas méritée" (Interview)
Gérard Vives (Je suis une célébrité...) sur sa victoire : "elle n'est pas méritée" (Interview)
Quelques heures après avoir appris sa victoire dans "Je suis une célébrité... Sortez-moi de là !" face à Capucine Anav, Giovanni Bonamy et Frédérick Bousquet, Gérard Vives est revenu sur celle-ci dans une interview accordée à Purebreak. Sa victoire, le plus difficile sur le tournage, sa perte de poids... L'ancien acteur des Filles d'à côté se confie.

Purebreak : Tu t'attendais à gagner ?

Gérard Vives : Franchement, non, je ne m'attendais à rien en fait. Il y a tellement de paramètres qui rentrent en ligne de compte, c'est tellement compliqué, surtout qu'on n'a aucun repère. On ne connaît pas le temps des autres, on ne sait pas ce qu'on a fait. Je n'arrivais même pas à savoir si moi j'étais resté longtemps ou pas, c'est une horreur. On passe par tous les états. Vraiment, j'aurais été incapable de dire, je ne pensais pas avoir fait plus de 59 minutes, dans ma tête j'estimais à un gros quart d'heure. Personne ne peut ressentir ce qu'on a ressenti, c'est surnaturel, c'est un truc à part. Je n'ai pas les mots.

"Elle n'est pas méritée"

Pour de nombreux téléspectateurs, c'est une victoire méritée, ça te touche ?

Deux choses : elle n'est pas méritée. Ce n'est pas une histoire de mérite. Honnêtement, c'est celui qui fait le mieux sur une épreuve, y'a pas de sympathie ou de mérite. Les gens ont eu de la sympathie pour moi, c'est bien, mais ce n'est pas le plus sympathique qui doit gagner dans une course. Je donne un exemple simple : si les réseaux sociaux avaient été mis en branle sur cette émission, je me fais éliminer dès la deuxième parce que les gens ne votent pas pour moi. Ce qu'il y a de bien là, c'est que c'est pas au mérite. C'est une réalité : vous passez des épreuves, vous les gagnez, vous vous en sortez, vous êtes devant. C'est pas celui qui a le plus de followers. Je ne le mérite pas plus qu'un autre, tout le monde s'est défoncé, tout le monde y allait pour de bonnes raisons. Le plus important, c'est cette fin, le chrono n'a pas de sympathie pour les gens.

C'est plutôt une belle revanche pour "Monsieur Boulette", non ?

Alors j'espère que Liebig ou Picard va reconnaître Monsieur Boulette et que je vais avoir un putain de contrat pour les boulettes à la sauce tomate. C'est une belle image (rires). Non, alors je m'en veux terriblement sur ça, parce que je perds mes moyens. On n'est pas dans un état normal, on est très à l'aise, on a de l'avance, on est sûr de gagner, je me dis 'je plonge, on est peinard, je buzz et je suis tranquille on a gagné'. En fait non, j'ai perdu de la concentration. Après, ça ne change rien, les 20 000 euros partaient dans le coffre pour les associations. Là où je m'en veux terriblement, c'est que je suis ailleurs, peut-être à cause de la fatigue - peu importe, je suis le seul responsable – et que je mets les gens qui sont avec moi dans le même panier. Est-ce que j'aurais préféré que ce soit les 4 autres qui soient éliminés ? Je n'étais pas pour ça. Jusqu'à présent, je voulais toujours jouer avec et pas contre. J'ai au moins porté la responsabilité. Après, il se trouve que Sloane était avec moi et je n'ai pensé qu'à une chose : à mon association.

Sloane t'en veut encore ?

Je ne sais pas, je n'ai pas eu l'occasion de lui demander depuis qu'elle est partie. Après, est-ce que je lui en veux de ne pas avoir réussi le puzzle ou à toucher quelqu'un avec la catapulte ?

"On n'a aucun repos parce qu'on est filmé 24h sur 24"

C'était quoi le plus difficile pour toi sur le tournage ?

Le plus dur, c'est que, psychologiquement, on n'a aucun repos parce qu'on est filmé 24h sur 24. C'est quand même une situation qui est particulière. Sur Koh Lanta, ils ne sont pas filmés 24h sur 24. Il y aussi l'éloignement avec les proches. Vous vivez avec eux et, d'un coup, vous êtes coupés du monde. Il faut se préparer mentalement à ça. Et puis, il y a une notion qui est incroyable et indispensable dans cette émission : il faut qu'on crève de faim. C'est vraiment ça le truc qui est intéressant. Si, demain, on nous donnait à manger, il n'y a plus aucun intérêt. Pour moi, j'ai fait la meilleure des émissions, non pas parce que je l'ai gagnée, mais parce qu'il n'y a aucune préparation possible. On a jeté 11 mecs dans un truc inconnu et c'est ça l'aventure. Ils m'ont fait vivre quelque chose d'exceptionnel.

Le médecin était inquiet pour toi, tu as songé à abandonner ?

Non, à aucun moment donné je n'ai voulu abandonner. Quand j'ai fait l'épreuve des poteaux, le médecin me demande à me voir à part et il me demande comment je vais. Je pense qu'il va le demander à tout le monde mais en fait, non. Il trouve que, mentalement, je suis moins enjoué, je fais moins le con et que j'ai beaucoup perdu de poids. Je lui dis que je vais très bien, que je suis très concentré et je me rends pas compte que j'ai commencé à disparaître physiquement. Mais hors de question d'abandonner.

Combien de kilos as-tu perdu ?

On pense qu'il y a au moins 14 kilos qui ont disparu. Il faut savoir que, quand on arrive à l'hôtel avant de repartir, on a eu quelques repas et mine de rien, le corps reprend vite. Donc j'ai repris du poids assez vite. Mais à la fin de l'aventure, je m'habillais en S et je nage dedans. J'ai pris une claque, c'est sûr.

Tu as repris du poids aujourd'hui ?

Aujourd'hui, je suis à nouveau au régime. Je continue parce que je suis revenu avec beaucoup de poids en moins. Mon modèle c'est Giovanni (rires) donc depuis que je suis revenu, je me suis ré-entraîné tous les jours pour qu'il soit fier en me revoyant. J'ai repris de la masse musculaire mais par contre mon poids est toujours resté faible. Et je suis super bien.

Une rumeur selon laquelle des stars auraient menacé d'abandonner si la prod ne leur donnait pas assez de nourriture circule, c'est vrai ?

C'est du bidon ! Je n'en ai rien à foutre, je peux balancer ce que je veux aujourd'hui : ce n'est pas vrai. En tout cas, moi, de ce que j'ai vécu, je n'ai jamais entendu ça. Jamais, jamais, jamais. Peut-être que certaines personnes en ont parlé, je n'en sais rien, mais moi, jamais je n'ai vu ni entendu ça. L'une des conditions indispensables à cette aventure, c'est qu'on soit dans l'inconfort. Et on a été très bien suivi, même si on voyait personne. On était vraiment avec des gens compétents.

"Ça m'est complètement égal de faire Koh Lanta, je m'en fous"

Tu aimerais participer à une autre émission d'aventure comme Koh Lanta ?

Non, aucun intérêt. Par contre, s'ils veulent me faire tester pendant un mois tous les palaces du monde avec une table gastronomique et tout, je suis preneur (rires). Cette émission avait un intérêt parce que j'étais vierge de toute expérience dans ce domaine là. C'est comme si on me demandait si je voulais faire une séance de musculation. Bah non, ça fait 35 ans que j'en fais, je m'en fous, je ne vais rien découvrir. Ce qui est intéressant pour moi, c'est d'aller dans des domaines que je ne connais pas. Un aventurier, c'est quelqu'un qui ne connaît pas, sinon vous n'êtes pas un aventurier, vous êtes un sportif. Ça m'est complètement égal de faire Koh Lanta, je m'en fous.

Quels autres domaines t'intéressent ?

J'aimerais revenir dans des domaines que je connais déjà : celui de la fiction, une série. J'aimerais bien avoir un costume sur-mesure, un truc pour moi, dans le sens où je vais pouvoir faire de belles choses. Je veux faire des choses dans lesquelles les gens ont envie de vous accepter, de vous voir. C'est ça les messages que je reçois actuellement, c'est hallucinant. Je ne peux revenir que si les gens me désirent un peu et ont envie de me voir, sinon je reste chez moi. J'aime quand on écrit de belles histoires et quand on fait rêver les gens.

Propos recueillis par Marion Poulle. Contenu exclusif. Ne pas reproduire sans citer PureBreak.com.

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