C'est l'été et vous avez du temps à perdre durant vos vacances ? On a le nanar ultime à vous proposer : Reconnu coupable. Un nanar de qualité puisque ce projet réalisé par Timur Bekmambetov est porté par deux acteurs pourtant habitués aux grosses affiches au cinéma : Chris Pratt (Les Gardiens de la galaxie, Jurassic World) et Rebecca Ferguson (Silo, Mission Impossible).
Dans un futur proche, un détective (Chris Pratt) est accusé du meurtre de sa femme. Jugé par une intelligence artificielle ultra-performante (Rebecca Ferguson), qu’il a lui-même contribué à mettre en place, il n’a que 90 minutes pour prouver son innocence… avant qu’elle ne scelle son sort.
Un concept un poil ridicule, qui nous offre un mélange de Minority Report et Black Mirror, qui n'a pas du tout plu à la critique. Doté d'une note moyenne de 24% sur Rotten Tomatoes, ce thriller n'a été épargné par aucun journaliste. Et si l'on se fie à son box-office de seulement 54,7 millions de dollars de recettes (pour un budget de 60 millions de dollars), le public était visiblement du même avis.
Ce film aspire à être un RoboCop, mais il donne plutôt l'impression d'être réalisé en pilote automatique. (Empire Magazine)
Le film prétend émettre des messages de prudence alarmants tout en se présentant comme une aventure high-tech incroyablement insipide. (Daily Telegraph)
Le plus grand mystère du film n'est pas de savoir qui a tué Mme Raven, mais pourquoi une star dotée du charisme d'homme ordinaire comme M. Pratt continue de choisir des projets aussi médiocres. (Wall Street Journal)
Mais le plus fou dans tout ça, c'est que le résultat à l'écran aurait pu être encore pire. C'est ce que Chris Pratt a lui-même admis face à la presse. Pendant que les syndicats à Hollywood partent en guerre contre l'IA pour protéger les différents métiers, y compris ceux des acteurs et actrices, le comédien voulait donner la réplique... à une véritable IA.
"Je me souviens d'avoir discuté des différents acteurs qui pourraient incarner ces personnages, et dès le début, je me fait la réflexion : 'Et si on utilisait une IA, que le juge soit en réalité une IA, et qu’on crée une IA pour le jouer ?' Et tout le monde me répondait : 'Non, je ne crois pas'. J'ai fini par me dire : 'Ouais, je ne pense pas du tout que ce soit une bonne idée'."
Alors même que Rebecca Ferguson est probablement la seule chose à sauver de ce film, Chris Pratt souhaitait donc initialement jouer face à un robot. Heureusement pour nos yeux, il n'était pas seul sur ce projet et il a vite entendu raison : "En réalité, ce n'était pas plus une possibilité que tout autre chose, simplement une idée comme ça, quand on part de zéro et qu'on réfléchit à ce qu'on va faire et les directions vers lesquelles aller. C'est un travail collaboratif".