Qui a dit qu'il n'était pas possible de réinventer des franchises déjà bien établies ? Là où Jurassic World se contente de refaire la même chose en boucle après Jurassic Park, et où Scream ne sait plus quoi inventer pour torturer Sydney, d'autres sagas emblématiques du cinéma avancent avec intelligence.
C'est notamment le cas de Predator, qui vient de nous offrir trois films aussi originaux que différents coup sur coup. Après Prey (2022), qui mettait en scène un duel intense entre un Predator et une guerrière comanche dans l'Amérique de 1719 et Predator : Killer of Killers (2025) qui, sous la forme d'un film d'animation, racontait trois affrontements épiques à trois époques différentes, tous liés par un objectif commun, c'est Predator : Badlands qui débarquait en salles à l'automne dernier.
Au programme cette fois ? Toujours réalisé par Dan Trachtenberg, qui ne manque pas d'idées pour revitaliser une franchise vieille de 40 ans, ce film suit le parcours de Dek - un jeune Predator considéré comme un paria par son clan, qui se met en quête de trouver l'adversaire ultime afin de prouver sa valeur. Au détour de sa traque, il fait la rencontre de Thia, une androïde très spéciale. Les deux décident de s'allier et se lancent dans une aventure explosive.
Oui, pour la première fois depuis les débuts de la franchise, on suit un Predator capable de s'allier avec quelqu'un d'autre afin de mener à bien son objectif. De quoi voir la créature autrement et (pour la première fois ?) nous mettre dans la peau… de son supporter. Il n'est plus tant le chasseur redouté ici, mais le chassé en quête d'approbation.
Une nouveauté qui a immédiatement convaincu le public. Avec 184,5 millions de dollars de recettes au box-office, dont 40 millions de dollars récoltés pour son premier week-end aux USA, ce film a réalisé le meilleur lancement de la franchise.
Mieux, avec une moyenne de 86% attribuée par la presse et de 94% attribuée par le public sur Rotten Tomatoes, Predator : Badlands fait clairement l'unanimité et se révèle comme l'un des meilleurs films de science-fiction de 2025.
Badlands offre toujours l'action que les fans adorent, mais il trouve un nouvel intérêt dans la série Predator précisément en ne se montrant pas aussi précieux envers lui-même ou son univers. (Détrois News)
Le meilleur Predator depuis le premier film. (ScreenCrush)
Le film joue habilement avec les codes supposés de la série, la rendant plus captivante sans pour autant atténuer la nature terrifiante du personnage principal. Trachtenberg enrichit la franchise à chaque nouvel opus. (Time Out)
Badlands, c'est du pur divertissement, un mélange déjanté de science-fiction sensationnaliste, de comédie et d'action trépidante qui se délecte de son propre succès. (Empire Magazine)
Autant dire qu'avec son arrivée sur Disney+, il serait dommage de passer à côté d'une telle pépite.