Non, le genre de la science-fiction n'est pas uniquement réservé aux américains. En France aussi on est capable de produire de grands films du genre comme Le règne animal, Le cinquième élement ou encore Dans la brume. Et en octobre dernier, c'est L'homme qui rétrécit qui débarquait en salles, le dernier projet de Jan Kounen porté par un excellent Jean Dujardin.
Adapté du roman éponyme de Richard Matheson, l'histoire suit la descente aux enfers de Paul, un homme ordinaire qui, à la suite d'un étrange phénomène météorologique inexpliqué, se met à rétrécir progressivement. Contraint de survivre dans ce qui est en apparence un environnement banal, Paul est soudainement confronté aux plus grandes angoisses liées à notre existence.
Ce projet ne vous dit rien ? C'est normal, puisqu'il est malheureusement passé totalement inaperçu lors de sa sortie en salles. Malgré une note moyenne de 3.1/5 sur Allociné et une nomination aux César 2026 (Meilleurs effets visuels), L'homme qui rétrécit a fait seulement 265 381 entrées au cinéma.
Un véritable échec pour un film à gros budget (21 millions d'euros), qui a fortement marqué son réalisateur, à qui l'on devait déjà 99 francs, Coco Chanel & Igor Stravinsky ou Mon cousin. Interrogé sur ce le sujet par la magazine Les Années Laser, le cinéaste a confessé : "L'échec en salles a été difficile à vivre".
Pour autant, Jan Kounen ne regrette pas ce projet et ne changerait rien à ce qu'il a présenté à l'écran. "J'ai reçu énormément de messages de spectateurs profondément touchés, a-t-il confié. Je n'ai pas de regrets et plutôt de la fierté." Et d'ajouter : "J'ai fait le film que je voulais faire, avec les moyens dont je disposais".
Par ailleurs, le réalisateur pense avoir une explication à cet échec. Décrivant ce film comme "un parcours initiatique" qui parle de "l'impermanence, de la volonté de vivre malgré la disparition programmée, puis de l'acceptation", il a conscience que L'Homme qui rétrécit n'est pas forcément un sujet grand public.
Il est sorti dans une période où le public avait peut-être besoin de légèreté, et ce n'est pas un film pour tout le monde.
A noter qu'il existe deux versions de ce film, qui vient tout juste de débarquer sur MyCanal via Ciné+ OCS. La première ? Celle disponible en streaming qui est semblable a ce qui a été proposé au cinéma. La seconde ? Il s'agit d'une Director's Cut uniquement disponible en DVD et Blu-ray. Une version identique en apparence, mais qui apporte néanmoins une immersion différente.
Il n'y aucune différence d'images. La seule variation est d'ordre sonore. Le film a été conçu sans voix off, comme un pur spectacle sensoriel. Après les projections tests négatives, nous avons ajouté une voix off dite par Jean Dujardin pour guider davantage le public.
La version cinéma tient davantage par la main. Le Director's Cut sans voix off est plus exigeant, plus libre, et correspond exactement à mon intention. Aujourd'hui, pouvoir proposer les deux versions est une chance.
On ne peut que vous conseiller de laisser une chance au film qui, vous le verrez, ne vous laissera pas indifférent.
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