Manuel Valls impose son flow. Interpellé par une sénatrice, le ministre de l'Intérieur incrimine Lunatic (l'ex groupe de Booba), 113, Sniper et le Ministère Amer pour leurs paroles "agressives (...) et insultantes". Et l'Etat ne compte pas faiblir dans cette lutte. Les rappeurs vont-ils se faire couper le mic ?

Manuel Valls impose son flow. Interpellé par une sénatrice, le ministre de l'Intérieur incrimine Lunatic (l'ex groupe de Booba), 113, Sniper et le Ministère Amer pour leurs paroles "agressives (...) et insultantes". Et l'Etat ne compte pas faiblir dans cette lutte. Les rappeurs vont-ils se faire couper le mic ?

Au Sénat jeudi 21 février, la sénatrice Nathalie Goulet a jeté un pavé dans la mare, demandant à Valls ce qu'il comptait faire contre "un certain nombre de chansons -si l'on peut dire- de rappeurs tels que 113, Sniper, Salif, Ministère Amer, Smala ou encore Lunatic, dont les paroles sont d'une violence absolument inouïe contre la France, ses autorités civiles et militaires, son drapeau". Quelques années après la polémique autour du Sale pute d'Orelsan, les rappeurs et leurs plumes acérées sont dans le viseur.

La liste des exemples est longue
Il est vrai que les exemples ne sont pas difficiles à trouver. De Sexion d'Assaut, primés aux NMA, à Zelko de Secret Story. La Fouine, pourtant bien content de se rendre à la police après avoir été victime d'une fusillade, rappe aussi "contrôle des keufs, nique ta mère, j'ai pas mes papiers (...) je baise l'état sans préservatif" dans Paname Boss. Au début des années 1990 déjà, NTM dans Police scande : "Les condés de l'abus de pouvoir ont trop abusé (...) En état d'ébriété avancé ? Souvent mentalement attardé". Le constat n'est pas nouveau, mais la place du web aujourd'hui rend ces textes audibles de tous.

Le ministère s'avoue "dépassé"
Le ministre de l'Intérieur a couvert ses arrières. Sûr qu'il ne veut pas être sous les foudres de Booba. Il a d'abord souligné que "le rap fait partie de notre culture urbaine" et qu'il ne souhaite pas "mettre en cause la liberté d'expression et la créativité". Mais la place Beauvau compte "lutter contre les paroles agressives (...) ou insultantes", celles qui "donnent une image dégradée de la place de la femme dans la société". S'il assure que ses "services sont mobilisés", Manuel Valls a confié être "dépassé" par ce phénomène.

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