Après 4 ans d'attente, c'est le 22 octobre 2025 que les spectateurs ont pu retrouver l'univers de Kaamelott au cinéma avec la sortie de la partie 1 du Deuxième Volet. Malheureusement, là où le premier film avait réuni 2 645 727 fans en France, ils n'étaient plus que 1 024 232 à découvrir cette suite l'an passé.
La raison d'une telle fuite, alors même que la cote de popularité de la série est inchangée ? Elles peuvent être nombreuses, entre la polémique suite à l'absence de Franck Pitiot (Perceval) ou la lassitude des spectateurs avec cet univers qui s'étend depuis 25 ans, sans compter sur un bouche à oreille décevant (note moyenne de 3/5 pour cet épisode, contre 3,4/5 pour le précédent sur AlloCiné).
En revanche, s'il y a bien une chose que les fans ne peuvent déplorer avec Kaamelott, c'est une évolution (négative) de l'écriture d'Alexandre Astier. Peu importe le format (série, BD, films), les changements dans le monde ou les attentes/reproches du public, le réalisateur-scénariste-acteur refuse de s'interdire des idées.
"Ça m'agacerait de me rendre compte que je suis en train de me censurer", a-t-il admis auprès d'AlloCiné : Je finirais par me passer un savon en me disant 'Non mais oh, ça va bien !'" C'est en restant fidèle à l'univers et les personnages introduits il y a 25 ans qu'il serait le plus sincère dans son récit. Quitte à être parfois confronté à des choses qui ne l'amusent pas.
"Il y a des trucs que j'aime pas trop tourner, a confié l'artiste. J'aime pas trop tourner les scènes physiques, mais j'en ai une là dans la deuxième partie. Donc on se débrouille. Mais c'est pas mon truc, c'est pas une censure, c'est juste mon goût quoi."
Comme l'a rappelé Astier, "Il y a tout dans Kaamelott". Et c'est justement en gardant cette réalité en tête qu'il serait capable de construire un univers cohérent. Celui-là même qui avait su toucher les téléspectateurs sur M6.
Arthur est quand même aux prises avec des tarés, beaucoup. Il a été élevé à Rome dans une grande modernité, puis il est envoyé en Grande-Bretagne chez les réacs. Donc pour mettre en scène les réacs, il me faut du raciste, il me faut de l'homophobe, il me faut des cons, il me faut du misogyne... Si j'en ai pas, j'ai plus rien. Il est face à quoi du coup ? Donc non, je me censure pas.
Et de préciser, avec humour : "Au contraire, je crois que je me planque derrière les persos pour écrire des horreurs." Une façon de procéder à l'origine du succès de la franchise et qui restera la clé pour la suite.
Si vous avez loupé Kaamelott - Deuxième volet, partie 1, le film est dès à présent disponible sur Ciné + OCS.
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