Tous ceux qui l'ont vu en concert ces dernières années le savent, Macklemore est un artiste très engagé. Ces derniers mois, le rappeur américain n'a cessé de clamer son soutien pour le peuple palestinien et fait crier au public des "Free Palestine" lors de ses concerts. Une vidéo de ce moment, tourné au Rose Festival de Toulouse, a d'ailleurs fait le tour des réseaux sociaux.
Depuis ? L'interprète de Thrift Shop s'est envolé aux Etats-Unis pour assurer la première partie de la tournée nord-américaine d'Ed Sheeran. Le 4 septembre dernier, au MetLife Stadium de New York, il a rappelé son soutien à la Palestine : "Si j'ai voulu faire cette tournée, c'est en grande partie pour pouvoir être dans des stades comme celui-ci et prononcer deux mots qui me tiennent particulièrement à cœur : 'Free Palestine'".
Ensuite, le rappeur a interprété le morceau Hind's Hall durant lequel il a projeté sur les écrans des images de Gaza et plusieurs messages politiques.
Une prise de position qui n'a pas été accueillie positivement par tout le monde. Sur les réseaux sociaux, bon nombre ont critiqué son discours. C'est notamment le cas de Pink, qui a repartagé une story du compte StopAntisemitism qui dénonce "une situation inacceptable" : "Il a transformé un événement populaire en un cauchemar politique contre l'État juif. Nous exigeons des excuses et un remboursement pour les spectateurs".
La chanteuse pop n'a pas ajouté de commentaire. D'autres disent même avoir quitté le concert en raison de ce discours.
En parallèle, une pétition a été lancée par le Conseil Israélien Américain pour demander le retrait de Macklemore du reste des dates du Loop Tour d'Ed Sheeran.
"C'était un concert d'Ed Sheeran – pas un meeting politique, ni une manifestation ou un événement militant peut-on lire dans le texte de la pétition, qui ne précise pas le nombre de signatures. La question n'est pas de savoir si Macklemore a le droit d'avoir des opinions politiques. Il s'agit de déterminer où fixer la limite lorsqu'un artiste assurant la première partie utilise la tribune mondiale d'un concert pour promouvoir un programme politique partial".
Lors du concert new-yorkais du lendemain, Macklemore a une nouvelle fois martelé son message de paix, faisant fi des polémiques l'entourant. "Je crois que chaque être humain sur cette Terre mérite d'avoir la même liberté" a-t-il clamé, keffieh autour du cou, sur la scène du Met Life Stadium de New York.
Avant d'apporter une petite précision : "À tous mes frères et soeurs juifs, sachez que critiquer Israël et le génocide n'est en aucun cas une critique envers [le peuple juif]. Mon message est un message de paix. Pour que tous les humains soient traités avec dignité, respect et égalité". Et de clamer aussi son soutien aux victimes des guerres au Liban, au Soudan ou au Congo, puis de dénoncer les agissements d'ICE, la police de l'immigration américaine qu'il décrit comme "une organisation terroriste". Pas sûr que cela n'attise le feu des critiques.
Pour l'heure, Macklemore est toujours maintenu en première partie des concerts d'Ed Sheeran jusqu'au 7 novembre prochain.