Et si c'était l'outsider de cette fin d'année ? Tandis que le mois de décembre sera marqué par la sortie simultanée de Dune, troisième partie et d'Avengers : Doomsday, c'est bel et bien un film français qui pourrait jouer les trouble-fêtes.
Son nom ? Changer l'eau des fleurs. Adaptation du best-seller de Valérie Perrin, vendu à plus de 3 millions d'exemplaires dans le monde, le film marque le grand retour au cinéma de Jean-Pierre Jeunet. Et le réalisateur du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, dont les derniers films n'ont pas marqué les esprits, semble revenir ici à ce qu'il sait faire de mieux. Comprenez un conte qui s'annonce à la fois poétique et émouvant. D'autant plus qu'il s'accompagne d'un casting prestigieux : Leïla Bekhti, Matthias Schoenaerts, Melvil Poupaud, Anouk Grinberg, Alban Lenoir...
Violette, la quarantaine, est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Son quotidien est rythmé par les confidences des personnes de passage ou habitués du lieu, qui viennent trouver un peu de réconfort dans sa loge. Un jour, elle reçoit la visite d'un policier, Julien Seul, venu déposer les cendres de sa mère sur la tombe de l'homme qu'elle aimait. Intrigué par l’histoire de Violette, dont le mari a disparu mystérieusement, peu de temps après leur arrivée au cimetière, il décide d’enquêter, faisant sans le vouloir remonter à la surface de douloureux souvenirs ainsi que des vérités salvatrices pour Violette.
Au vu de son succès en librairies, l'adaptation de Changer l'eau des fleurs est bien parti pour être l'un des cartons cinématographiques de cette fin d'année. Et pour cause : ceux qui l'ont vu en avant-première au Festival du film d'Angoulême il y a quelques jours sont unanimes. "Une grande réussite", "Promis à un très grand succès", "Une belle claque", "On va en entendre parler", "Un casting minutieux et brillant"... Bref, tous en parlent comme l'un des temps forts de cette fin d'année.
Pour convaincre un large public, la première bande-annonce, rythmée par la chanson Quand on a que l'amour de Jacques Brel, vient d'être dévoilée par Studio Canal. Une fresque familiale émouvante s'annonce donc pour le mois de décembre.
D'ailleurs, lors d'une interview pour Paris Match, Jean-Pierre Jeunet promet un film plus sobre que ses précédentes œuvres :
"Pour ce film, il n’y aura pas la fantaisie d’Amélie, pas de plan d’un cœur qui bat, car ce serait trop. Mais il y a des éléments qui m’excitent déjà avant de les tourner. Quand Valérie écrit que la mort est comme un chien qui slalome entre nos jambes, prêt à nous mordre à tout instant, je visualise tout de suite comment je vais mettre cela en images… (...) Et en travaillant sur ce scénario, je me suis rendu compte qu’il fallait que je me calme, que je n’aurais pas forcément besoin de mettre la caméra au plafond pour faire un bel effet de cinéma. Il faut que ça reste simple et sobre."
Rendez-vous au cinéma le 9 décembre pour découvrir le résultat, qui sera donc la première sortie sur grand écran de Jeunet depuis 13 ans.