Si vous avez croisé la route d'Helena durant sa première tournée des Zénith, vous avez sûrement remarqué que la chanteuse belge est dans son élément. Contre toute attente, la jeune artiste révélée durant la Star Academy aux côtés de Lénie ou Pierre Garnier s'est découvert une véritable passion pour la scène, et a notamment pris goût à l'ambiance si particulière des festivals :
" Je n’avais jamais fait de festival avant de monter sur scène. Et j’adore les vivre comme artiste, parce qu’on profite de tout ce qu’il y a autour."
Pour régaler le public cet été alors qu'elle est programmée à Solidays ou au festival de Carcassonne, l'interprète de Tout a changé (rien n'a changé) a complètement repensé son show. "J’ai imaginé des moments où les gens peuvent danser, sauter, participer. J’ai aussi mis un peu les balades de côté pour privilégier l’énergie" assure-t-elle dans une interview croisée avec Miki, Suzane et Marguerite pour Diverto.
Le challenge qu'elle adore relever ? Convaincre un public qui n'est pas forcément acquis à sa cause. Son passage au Rose Festival de Toulouse, où elle devait chanter ses morceaux pop avant les poids lourds du rap que sont Ninho et Niska, reste l'un de ses meilleurs souvenirs : "Je savais que je n’étais pas forcément la cible du public. Mais je n’ai rien lâché, et ça m’a donné confiance".
Une détermination à toute épreuve pour celle qui dit penser "beaucoup au live" quand elle écrit ses morceaux, et ce même quand son corps dit stop. Lors de son tout premier festival, sous une chaleur caniculaire ("plus de 40°C"), Helena a frôlé le passage par les urgences : "J’ai fini en hyperthermie avec 42 de fièvre après le concert, mais je suis allée au bout !".
Ses fans pourront encore profiter du spectacle qu'elle défend pendant quelques mois. Impatiente de "faire ressentir des émotions fortes" à ceux qui la soutiennent depuis ses débuts, Helena se languit de découvrir les Francofolies de la Rochelle, où elle a senti "un vrai engouement" lors de l'annonce de sa participation.
"Sinon j’ai très hâte de jouer chez moi en Belgique, puis à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Moi qui n’avais jamais voyagé…" se réjouit l'artiste de 24 ans... avant de faire, l'air de rien, une bien triste annonce :
"Là je tourne jusqu’en décembre et, après, je disparais".
Comprendre par là : Helena va mettre sa carrière entre parenthèses, pour au moins quelques mots. Une pause qu'elle avait déjà évoqué en avril 2026 dans les pages du magazine Max, révélant être souvent "fatiguée" par sa nouvelle vie à cent à l'heure : "Je crois que je vais m'effacer pendant un an".
Celle qui a écoulé plus de 200.000 exemplaires de son premier album Hélé estime avoir besoin de "[se] laisser vivre" pour retrouver l'inspiration.
"J'ai envie d'apprendre à mieux jouer de la guitare, du piano, de faire du sport. J'ai envie de partir loin, d'apprendre l'anglais, de découvrir de nouvelles cultures, de vivre au sein d'une famille qui n'est pas la mienne, comme je l'ai déjà fait quand j'étais plus jeune. Et puis, je vais adopter un chien ! J'ai fait toutes les démarches, je suis sur liste d'attente. Et, je veux prendre le temps de bien l'éduquer"
Objectif : emmagasiner suffisamment d'expériences pour créer des morceaux ancrés dans le réel. "Il faut traverser des choses joyeuses, tristes pour être capable d'écrire de nouvelles chansons. Il faut que je renoue avec la vie "normale". Je n'ai pas envie de tomber dans le cliché de l'artiste qui ne sait plus parler que de sa vie d'artiste" promet-elle.
Le compte à rebours est donc lancé...
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