Les mémoires de Christopher Lloyd, intitulées In My Own Time : A Memoir, viennent de paraître. L'acteur originaire du Connecticut a passé plus de 50 ans devant la caméra et a joué dans de nombreux films, de Vol au-dessus d'un nid de coucou à Star Trek III : À la recherche de Spock en passant par Qui veut la peau de Roger Rabbit ?.
Sans surprise, la trilogie Retour vers le futur occupe une place prépondérante dans la rétrospective de la carrière de Lloyd. Après tout, le rôle du "Doc" Emmett Brown, scientifique excentrique et brillant voyageant dans le temps aux côtés de Marty McFly (Michael J. Fox), est devenu l'emblème absolu de l'acteur, aujourd'hui âgé de 88 ans.
Lloyd lui-même a admis qu'il n'avait pas été emballé au départ en découvrant le scénario de Bob Gale, il l'a même jeté sans le lire. Heureusement, il a changé d'avis : même 36 ans après le dernier volet, la trilogie Retour vers le futur reste un classique culte et si populaire que personne n'a encore osé tenter un remake. À l'ère des reboots et des suites dérivées, c'est un petit miracle !
Si la plupart des fans préfèrent le film original légendaire de 1985 et sa suite, Retour vers le futur II, sortie quatre ans plus tard, Lloyd a toujours eu une affection particulière pour la conclusion de la saga, où Doc et Marty se retrouvent dans le Far West. Il parle d'ailleurs abondamment du film dans ses mémoires. Cependant, il révèle aussi qu'il existe une scène en particulier face à laquelle il a un petit regret.
Dans le troisième volet, il y a une scène où Doc, à cheval, poursuit une locomotive à vapeur lancée à toute vitesse, espérant qu’elle ramènera Marty et la DeLorean au présent. Je devais longer l’arrière du train jusqu’à pouvoir m’agripper à une barre du wagon. Or, on me l’a formellement interdit. Il était absolument interdit de tenter de m’accrocher ou de passer du cheval au train.
Il a suivi les instructions et une doublure a été appelée. Mais aujourd'hui encore, Christopher Lloyd est convaincu qu'il aurait pu gérer la scène lui-même.
"J'étais juste là... Le train filait à toute allure, et j'étais si près que je sentais les vibrations à son passage. J'aurais pu le toucher. Et je me suis dit : "Je peux le faire. Il est juste là." J'ai failli tout risquer. Mais je ne l'ai pas fait. Ça aurait pu très mal tourner. Qui sait ce qui se serait passé ensuite ? Mais chaque fois que je regarde le film et que je revoie cette scène, j'ai encore un pincement au cœur : j'aurais dû le faire moi-même. »
Lloyd regrette encore aujourd'hui d'avoir raté une occasion unique. Mais pour préserver sa santé, on ne peut que se réjouir qu'il ait renoncé : les cascadeurs professionnels coûtent cher !