Bescherelle ta mère : le créateur raconte comment il a démasqué son cyberharceleur
Victime de cyber-harcèlement, le créateur de bescherelletamere.fr. a réussi à tracker et à retrouver son cyberharceleur. Dans une vidéo dévoilée ce mardi 6 mars 2018 sur Youtube, Sylvain Szewczyk raconte comment lui et son meilleur ami ont joué les justiciers...

Si le nom de Sylvain Szewczyk ne vous dit peut-être rien, vous connaissez forcément celui de son site désormais très connu, bescherelletamere.fr. Dans une vidéo postée sur Youtube ce mardi 6 mars 2018, le bloggueur ne parle pas de fautes d'orthographe, mais raconte comment il a réussi à démasquer son cyberharceleur, qui proférait des insultes racistes ou encore homophobes via plusieurs pages Facebook. Se cachant derrière des faux profils de jeunes femmes, il s'attaquait à Sylvain, son meilleur ami, ainsi que toute sa communauté, et ce, pendant 4 mois.

Victime de cyber-harcèlement

C'était alors en mars 2015. Diplômé en informatique, Sylvain et son ami se mettent alors en tête de "le tracker, pister, trouver ses informations jusqu'à le faire tomber". Pour remonter sa trace, ils ont eu recours au social engineering, une sorte de hacking : grâce à des photos envoyées, ils ont réussi à le piéger et à choper l'adresse IP puis, grâce à un bouton caché (le click-jacking), ont trouvé sa véritable page Facebook. S'étant procuré son numéro de téléphone, Sylvain s'est ensuite fait passer pour un homme qui organisait des rencontres d'amateurs de vieilles voitures en région parisienne.

Il raconte la track

Il dévoile même un extrait audio d'une conversation qu'ils ont eu au téléphone... flippante ! Ancien militaire à la retraite, l'homme d'une soixantaine d'années est armé d'un fusil à pompe... Il faut croire qu'ils ont bien fait de se rendre à la police et de poser une main courante pour insultes et insultes raciales ! "Il n'a plus jamais recommencé, c'était fini.", assure-t-il. "Je voulais raconter comment retrouver ces personnes qui agissent impunément", raconte-t-il à Franceinfo, ajoutant "On a eu la chance qu'il ne prenne pas tant de précautions que cela. Faire tomber une armée de cyberharceleurs est plus compliqué."