C'est le carton du moment sur Netflix. Doté d'une note moyenne de 68% sur Rotten Tomatoes, Apex - réalisé par Baltasar Kormákur et co-porté par Charlize Theron & Taron Egerton, est actuellement classé n°1 des films les plus regardés sur la plateforme.
On y suit Sasha, une grimpeuse expérimentée qui part se ressourcer dans la nature après un drame personnel. Mais sa retraite tourne au cauchemar lorsqu’elle devient la cible d’un mystérieux chasseur qui la traque dans la forêt sauvage. Isolée et confrontée aux éléments, elle doit user de ruse et de courage pour survivre à cette chasse à l’homme.
Et c'est peu dire que ce succès fait aujourd'hui le bonheur de Taron Egerton. Au micro d'Outsideonline, le comédien a confessé que le tournage n'avait pas été simple à vivre. En cause ? Les séquences d'escalades au cours du film lui ont permis de se découvrir... une phobie qu'il ignorait.
Après avoir décrit ces séquences comme "quelque chose de vraiment sérieux", loin d'une partie de rigolade - d'autant qu'il ne pouvait utiliser que ses mains, l'acteur a fait une confession inattendue : il a peur du vide. "Je ne m'étais pas rendu compte avant ce film que j'avais le vertige, a-t-il soufflé. Les scènes tournées en hauteur étaient un véritable défi."
Les scènes d'escalades étaient difficiles. (...) J'étais comme dans un brouillard mental, incapable de suivre les instructions. Je n'arrivais même plus à répéter des mouvements techniques simples, car la peur brouillait mon esprit. Alors, surmonter tout ça a été une véritable victoire personnelle.
Une victoire d'autant plus importante que Baltasar Kormákur n'a jamais hésité à lui faire vivre de véritables montagnes russes émotionnelles sur le plateau. Plutôt que d'utiliser une doublure pour seconder son comédien, le réalisateur a demandé à Taron Egerton de participer à l'une des scènes les plus folles de sa carrière.
Un jour, sur le tournage, ils m'ont suspendu à un câble, puis m'ont laissé tomber et rattrapé. Balt voulait que le résultat soit le plus réaliste et le plus brut possible. Il m'a donc dit : 'On adorerait te filmer en train de tomber ici. On va te laisser tomber d'une hauteur d'environ 20 à 30 mètres, mais c'est parfaitement sûr. Tu seras suspendu. Tu ne toucheras pas le sol.'
Une demande qui a fait halluciner le principal concerné, qui a malgré tout relevé le défi, aussi bien pour lui que pour le film : "Je voulais le faire". Sauf que, sans surprise, ça n'a pas été facile à assumer.
Je voulais lui offrir ce plan, mais j'étais pétrifié. Absolument pétrifié. Il y avait une caméra fixée au-dessus de moi pour le gros plan, et on me voit ensuite chuter. On a tout fait à mon rythme. Je devais contrôler ma respiration et ne pas paniquer. Et j'y suis arrivé, et c'était absolument grisant. L'équipe était la plus incroyable avec laquelle j'aie jamais travaillé. Les Australiens sont vraiment à part. Tout le monde m'a applaudie spontanément parce qu'ils savaient tous que j'étais terrifiée. Surmonter ses peurs, c'est vraiment gratifiant et enrichissant.
Un investissement qu'on ne peut que saluer et qui explique le succès du film.
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