Le groupe AJR en interview
Le groupe AJR en interview
Les trois frères du groupe AJR ont sorti leur premier album, "The Click". A cette occasion, Pure Break a eu la chance de les rencontrer. Jack, Ryan et Adam répondent à toutes nos questions !

PureBreak : Vous faites de la musique depuis 12 ans dans votre salon. Comment on se sent lorsqu'on passe de sa propre maison à des salles remplies de fans qui chantent des paroles que l'on a écrites ?
AJR : Ça fait tellement longtemps qu'on travaille sur notre musique ! C'est parfois difficile de se souvenir de toutes les petites étapes par lesquelles on est passés pour en arriver là, mais quand on y repense, toute cette expérience paraît vraiment irréelle. Encore aujourd'hui, on ne se rend pas vraiment compte de ce qui est en train d'arriver ! On ne réalise les choses qu'une fois sur scène, quand on a des fans en face de nous qui chantent tous nos morceaux, et c'est juste génial !

Ce n'est pas un peu compliqué de travailler entre frères ?
Je pense qu'au contraire, le fait d'être frères nous facilite la tâche ! On a grandi en écoutant la même musique, on a les même "idoles", les Beach Boys et Kanye West, et ça nous aide à avoir la même vision de la musique qu'on veut produire. Quand on travaille en famille, il n'y a pas de question d'égo, on veut tous les trois faire la meilleure chanson possible !

Vous êtes devenus très populaires récemment grâce au titre "Weak", qui parle d'assumer ses défauts et de reconnaître son manque d'assurance. C'était important pour vous de véhiculer un tel message ?
C'est un des thèmes récurrents de notre musique : être honnête et parler ouvertement de nous-mêmes. Qu'une chanson connaisse un succès pareil, alors que le refrain est "I'm weak, and what's wrong with that ?", on trouve ça incroyable ! Quand on l'écrivait, on se disait "Ce serait dingue que tout un stade crie "Je suis faible" !", et c'est ce qui est arrivé ! C'était important pour nous d'en parler, pour que les gens arrêtent un peu de prétendre être ce qu'ils ne sont pas toujours.

Regardez le clip de "Weak"

Dans "Drama", vous parlez des petites choses sur lesquelles on se concentre, alors qu'en réalité elles n'ont pas vraiment d'importance. Est-ce que vous vous laissez atteindre par les critiques ou les commentaires négatifs que vous recevez ?
On est des êtres humains comme tout le monde, donc oui malheureusement ça nous touche forcément. On a grandi à New-York, qui est une ville où tout le monde se préoccupe des derniers ragots et potins. D'une certaine manière, on y a été exposés toute notre vie. Mais récemment on a réalisé que c'était bête de se concentrer sur toutes ces petites choses, alors qu'il y a des problèmes bien plus graves ! C'est pour ça qu'on a écrit "Drama".

Dans "Thirty-Three", vous parlez d'Ed Sheeran en disant que s'il vous écrivait une chanson, vous pourriez enfin atteindre le sommet des charts ! Est-ce que vous savez si Ed a entendu la chanson ?
(Rires) Il n'a probablement pas entendu la chanson ! Quand on a écrit "Thirty-Three", on regardait la liste des singles du moment, et à chaque fois il y avait d'énormes auteurs qui y participaient, comme Ed Sheeran justement ! On se disait juste que c'était "facile" de demander à un auteur qui a du succès d'écrire une chanson pour toi. On a écrit quelques chansons pour d'autres artistes, mais quand on en vient au groupe, j'ai l'impression que notre trio marche super bien pour l'écriture, on peut s'exprimer comme on le veut vraiment. On ne voudrait pas devenir "comme tout le monde".

Ecoutez "Thirty-Three"

Vous êtes tous les trois encore assez jeunes : ça fait quoi de devenir célèbre à cet âge-là ?
Le fait de commencer la musique il y a 12 ans, ça nous donne l'impression aujourd'hui qu'on n'est plus si jeunes. (Rires) Jack n'avait que huit ans quand on a commencé ! On a vraiment grandi dans cette industrie, on a appris au fur et à mesure qu'on prenait de l'âge aussi et c'est peut être ça qui fait qu'on s'en sort pas trop mal aujourd'hui.

Quel serait votre plus grand rêve ? Si vous pouviez jouer n'importe où ou collaborer avec n'importe quel artiste, qu'est-ce que vous feriez ?
Maintenant, les artistes veulent tous se produire dans les plus grandes salles possibles, avec le plus de monde possible. Bien sûr qu'on aimerait faire ça, mais au niveau de la musique, si on pouvait écrire des chansons qui inspirent les gens et qui déclenchent à chaque fois une "tendance", ce serait génial. Par exemple Daft Punk, à chaque fois qu'ils sortent un nouveau son, tout le monde dit "Voilà la nouvelle mode !". Si les gens pouvaient dire quand on sort une chanson "Oh, c'est tellement AJR ce truc !", ce serait fou.

Il y a toute une nouvelle génération d'artistes, comme Allie X ou Troye Sivan par exemple, qui utilisent leur musique pour faire passer des messages engagés. Vous pensez appartenir à cette catégorie ?
De nos jours, il y a différents "niveaux" dans les messages que les artistes transmettent à travers leur musique. Par exemple Twenty One Pilots est un groupe qui parle de dépression, de suicide... Leurs chansons peuvent changer des vies et je pense qu'on peut tout autant s'identifier au message que l'on transmet nous, mais de manière différente. Après nos chansons, les fans se disent plus "J'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette situation", "Ça m'est déjà arrivé !". C'est différent !

Une question un peu moins sérieuse pour terminer... Est-ce que vous pensez être les prochains Jonas Brothers ?
(Rires) Bonne question, on ne nous a pas demandé ça depuis longtemps ! Si on peut un jour avoir autant de succès qu'eux, alors avec plaisir !

Propos recueillis par Ninon Quillot.

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