Les films classiques sont une cible de choix pour les remakes. Hollywood est déterminé à faire renaître le succès de ses œuvres passées. Cette stratégie n'est pas toujours bien accueillie, mais l'industrie s'y emploie depuis des décennies.
Tom Hanks, par exemple, a déjà été à l'origine de plusieurs de ces nouvelles versions. Le film The Ladykillers (2004) de Joel et Ethan Coen était en effet un remake du film Tueurs de dames (1955) d'Alexander Mackendrick. De même, Le pire voisin au monde (2022) de Marc Forster était quant à lui un remake du film suédois Un homme nommé Ove (2015) de Hannes Holm.
Pour autant, si Hanks n'est donc pas étranger au concept des remakes, le comédien est également le premier à hausser le ton quand de tels projets concernent certains de ses films adorés. C'est notamment ce qui s'est passé il y a près de 30 ans quand Harvey (1950) d'Henry Koster, avec James Stewart en tête d'affiche, était au coeur de certaines discussions.
En 2000, à l'occasion de la promo du film Seul au monde (2000), EW avait interrogé Hanks sur la possibilité d'un remake. Une question qui faisait écho à la rumeur d'un développement secret du côté de Miramax, alors même que le studio lui aurait proposé le rôle principal. Or, plutôt que de confirmer quoi que ce soit, l'acteur s'était offusqué d'une telle éventualité :
C'est comme dire qu'on va faire un remake de La vie est belle ! Pourquoi ? Laissez-le tranquille. Harvey est parfait tel quel, merci.
Et Tom Hanks est un homme de parole. En 2009, tandis que Steven Spielberg était cette fois-ci attaché à un tel projet et souhaitait lui aussi l'enrôler pour succéder à James Stewart, le comédien - qui avait pourtant déjà tourné de nombreuses fois pour le réalisateur (Il faut sauver le soldat Ryan, Arrête-moi si tu peux, Le Terminal), lui avait mis un véto.
Face aux nouvelles rumeurs, son entourage avait notamment déclaré à la presse : "Tom Hanks n'a pas lu le scénario et les spéculations à son sujet et concernant ce projet sont infondées". Devant ce refus, Spielberg avait par ailleurs fini par lâcher cette idée, alors que les noms de Will Smith, Robert Downey Jr ou Johnny Depp circulaient parmi les éventuels remplaçants.
Elwood P. Dowd, un homme aussi charmant qu’excentrique interprété par James Stewart, affirme être accompagné partout par Harvey, un immense lapin invisible. Inquiète pour sa réputation, sa sœur tente de le faire interner, déclenchant une série de situations absurdes et tendres qui questionnent la frontière entre folie et imagination.
Pour la petite anecdote, si Tom Hanks est un énorme fan du film Harvey de 1950, James Stewart était loin de penser la même chose. Déçu par sa prestation, il avait finalement repris ce rôle en 1972 dans un téléfilm de Fielder Cook avec pour objectif de se racheter.
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2