Nota Bene : le vidéaste en colère contre les "censures" de YouTube
Nota Bene : le vidéaste en colère contre les "censures" de YouTube
Est-il encore possible de gagner sa vie sur YouTube sans faire de "TOP10 sur les pires accidents de manèges" ? Nota Bene semble pessimiste et le fait savoir dans un coup de gueule important.

Problème d'argent chez YouTube

YouTube ne va pas très bien actuellement. Si les créateurs sont toujours plus présents et les vidéos postées toujours plus nombreuses, l'argent est loin de couler à flot comme le veulent certains fantasmes. Au contraire, YouTube fait face à un retrait massif de ses annonceurs après plusieurs polémiques sur la répartition aléatoire des pubs, puisque les marques n'ont pas du tout apprécié d'apprendre que leurs pubs pouvaient apparaître sur des contenus racistes. Résultat, afin de les rassurer et les faire revenir, la plateforme est désormais obligée de revoir son fonctionnement pour ne plus perdre d'argent.

La nouvelle stratégie de la plateforme

Le problème ? Si sa nouvelle stratégie est louable, elle est loin d'être idéale pour la liberté créative des vidéastes. Et pour cause, le moindre sujet sensible (la guerre, la sexualité, l'actualité géopolitique...) est désormais automatiquement démonétisé par prévention et les YouTubeurs sont obligés d'attendre une vérification manuelle (après réclamation) pour s'assurer du retour des pubs. Une solution préventive qui fait perdre temporairement de l'argent aux vidéastes, et qui ne garantit même plus un retour sur investissement d'après Nota Bene.

Le coup de gueule de Nota Bene

A en croire le vidéaste, même après les vérifications manuelles, YouTube ne souhaiterait plus prendre de risques et aurait décidé de ne plus faire de distinction entre des contenus extrêmes/dangereux et des contenus à caractère pédagogique. Pire, la plateforme inviterait tout simplement les créateurs à revoir le fonctionnement de leurs chaînes afin de continuer à gagner de l'argent : "J'ai ni plus ni moins la confirmation que ma vidéo sur la croix gammée, qui est une vidéo PEDAGOGIQUE, qui a pour objectif de clarifier un point sombre de l'Histoire et ça sans apologie aucune, ne sera PLUS monétisée car Youtube veut rassurer les annonceurs en évitant ce genre de sujet. La solution ? Accepter que mes vidéos sur des sujets pareils soient démonétisées définitivement ou... revoir ma ligne édito pour "coller" plus à l'esprit de Youtube (des tops sur les plus gros boobs de France ? Sur les accidents de manèges ? Des vidéos prank sur ma grand mère ?)."

Une révélation inquiétante pour l'avenir des vidéos de qualité sur YouTube (pourquoi mettre des moyens humains et financiers sur des sujets non monétisés quand on peut "facilement" gagner de l'argent avec des vidéos à base de "copier/coller" et sans valeur ajoutée ?), qui fait dire à Nota Bene que le mot "censure" a désormais sa place dans cette gestion : "La censure sur Youtube n'est plus une illusion. (...) Je dois l'avouer, le point de bascule est atteint car c'est la première fois qu'on me refuse une réclamation et pour le coup, je trouve ça terriblement injustifié. On est plus dans la protection en amont du contenu, on est simplement dans la censure économique, c'est une sanction, rien d'autre, quand la chaîne fait vivre son propriétaire et son équipe, attaquer au porte-feuille peut s'avérer dissuasif."

Que les fans de Nota Bene se rassurent, le vidéaste ne compte pas suivre les conseils de YouTube pour survivre économiquement "Que ça soit clair, je ne changerai pas mes habitudes, je continuerai de parler des sujets qui me plaise tant que je le peux". Néanmoins, cette situation n'annonce rien de bon pour l'avenir des vidéastes. S'il existe d'autres solutions pour gagner de l'argent avec des vidéos (partenariats, financements participatifs...), cet aveu de faiblesse de YouTube et sa nouvelle autorité sur les contenus pourrait bien contraindre les plus petits créateurs à prendre du recul.

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