Le 24 avril 2026, Antoine Fuqua dévoilait Michael, son biopic autour du chanteur Michael Jackson. En l'espace de quelques semaines, le film est devenu le biopic le plus lucratif du cinéma et a franchi la barre du milliard de dollars. Face à ce succès et alors que ce film ne s'intéressait qu'à la première partie de la vie et carrière de l'artiste, Lionsgate a logiquement commandé une suite pour raconter "l'après".
Une suite qui pose déjà une question : qu'est-ce qui sera raconté et comment ? Là où Michael prend fin avec la tournée Bad de 1987, il faut savoir qu'une autre conclusion était initialement prévue. Celle-ci devait mettre en scène les accusations d'agressions sexuelles dont le chanteur avait fait l'objet en 1993.
Or, Michael avait finalement dû être remonté en urgence à la suite d'un problème juridique rencontré durant la post-production. En cause ? L'équipe avait découvert, une fois le tournage terminé, qu'il existait une clause dans l'accord à l'amiable conclu avec l'un des accusateurs qui interdisait toute évocation de cette affaire le concernant.
A priori, cette clause concernerait uniquement cette personne et rien n'empêcherait les auteurs d'aborder, dans Michael 2, les autres accusations dont la star avait pu faire l'objet. Un traitement qui parait indispensable tant ces affaires avaient pris une place conséquente dans la seconde partie de sa vie.
© Lionsgate
Pour l'heure, on ignore encore la direction artistique qui sera décidée dans cette suite, mais l'acteur Jaafar Jackson (neveu de Michael et interprète de ce dernier dans le biopic) a profité d'une interview accordée à Variety pour se confier sur ces scènes coupées. Et à en croire ce dernier : "Il s'agissait d'un tournage massif".
Pour autant, Jaafar Jackson n'a pas été déçu par cette censure imposée au film. Quand bien même il avait donné beaucoup de lui-même dans ces séquences, il s'attendait à voir le montage sacrifier une partie de son travail.
J'avais entendu beaucoup d'histoires d'autres acteurs sur la quantité de scènes tournées qui ne se retrouvent pas au montage. En salle de montage, on repasse les scènes à la recherche de performances ou de prises spécifiques, et les choses changent constamment. Donc, dès le départ, je savais que tout ce qu'on avait tourné ne serait pas conservé au montage.
© Universal Pictures France
Surtout, même si ces scènes pourraient donc ne jamais être montrées (en réalité, en fonction de ce qui était dit à l'écran, certaines scènes pourraient être gardées et présentées dans la suite), Jaafar Jackson garde le positif : elles lui ont permis de grandir artistiquement.
Mais pour moi, ce fut une expérience extrêmement enrichissante, car même les scènes non utilisées, l'expérience que j'en ai tirée, m'ont permis de progresser en tant qu'acteur. Je pense que cela se reproduira souvent sur d'autres projets. On regrette toujours qu'une performance n'y soit pas. Mais c'est un aspect inévitable quand on fait un film.
Sans surprise, l'acteur n'a évidemment pas révélé l'angle et le parti pris créatif qui étaient mis en scène pour le traitement de cette affaire. En revanche, s'il semble ne vouloir retenir que les bonnes choses autour de son oncle ("Il a consacré tant de temps pour des œuvres caritatives, les voyages à l'étranger et ses rencontres avec d'innombrables enfants"), il ne sera jamais du genre à ignorer les sujets sensibles à son propos.
Pour la partie 2, je ne peux pas dire ce qu'il en sera, car je ne le sais pas. Ce n'est pas à moi de décider [ce qui sera raconté ou non]. Mon travail est simplement de venir préparé et d'offrir la meilleure performance possible.