Mouloud Achour se confie en interview pour son film Les Méchants
Les Méchants est la comédie française du moment à découvrir au cinéma. A l'occasion de sa sortie, FilmsActu a rencontré Mouloud Achour en interview pour parler de son premier film en tant que réalisateur. Il s'est notamment confié sur le message actuel derrière l'histoire du long-métrage, sa collaboration avec Roman Frayssinet et Djimo ou encore ses inspirations pour créer Les Méchants.

Pour son premier film en tant que réalisateur, Les Méchants, Mouloud Achour réunit du beau monde. Le casting est d'ailleurs assez éclectique puisqu'on y découvre notamment Roman Frayssinet, Djimo, Ludivine Sagnier, Samy Naceri, Heuss L'enfoiré, Alban Ivanov, Omar Sy, Fary, Pierre Palmade, Mathieu Kassovitz, Anthony Bajon (Teddy), Hakim Jemili, Kyan Khojandi (Bref) ou encore Bun Hay Mean (aka Le Chinois Marrant). Toutes ces personnalités se retrouvent mêlés à une fake news complètement déjantée. Si tu hésites encore à aller voir le film, PRBK te donne 3 bonnes raisons d'aller voir Les Méchants au cinéma.

Les Méchants, le reflet de notre société

À l'occasion de la sortie du long-métrage, FilmsActu a rencontré Mouloud Achour. Dans l'interview, le réalisateur et journaliste explique notamment son film est un parfait reflet de la société actuelle : "L'idée de ce film était de prendre tous les clichés qu'on a sur les dominés pour les retourner contre les dominants. C'est pour ça que ça s'appelle 'Les Méchants'. On est dans une société où quand une femme demande l'égalité salariale, on la fait passer pour une hystérique ou pour une méchante."

Il ajoute : "Quand un ouvrier veut se syndicaliser, il est méchant. Même un patron qui essaie de monter sa boîte et de joindre les deux bouts, c'est un méchant. Quand les gens descendent dans les ronds points en France pour être contre l'augmentation de l'essence, ça devient des méchants manipulés par l'extrême droite. J'avais envie de jouer avec ce mot 'les méchants'."

"On n'est pas venu faire une banane"

Mouloud Achour raconte ensuite qu'il n'y "aucune impro" dans son film co-réalisé avec Dominique Baumar : "On savait toujours ce qu'on voulait comme énergie sur chaque scène. Il y avait le dialogue, et après, dans les propositions que les acteurs nous faisaient, on les orientait ou on réécrivait des phrases sur le tournage. Mais c'était jamais de l'impro. Pour qu'une comédie soit marrante, il y a quand même un tempo à respecter. Quand on voit, par exemple Roman ou Djimo sur scène, c'est des gens qui ont une musique, qui ont un tempo. Et la façon dont on a construit ce film, c'est un peu comme quand on construit un morceau avec des samples, en fait."

Une comédie est un travail assez pointilleux : "Prends les samples, prends les références cinématographiques, et le beat, en fait, ça va être les comédiens qui viennent avec leur tempo comique, leur façon de poser les mots, et on a joué beaucoup là-dessus, c'est pour ça que dans le film, il y a beaucoup d'arrêts, beaucoup de silences. On adore jouer avec l'humour d'embarras, quoi. (...) Faire des comédies françaises qui ne soient pas des comédies à l'américaine, des comédies de studio, ça nous tenait à coeur. 'Les Méchants', c'est un film indépendant. Et on voulait faire du cinéma, quoi. On n'est pas venu faire une banane."

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Mouloud Achour
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