Le dernier grand succès de Netflix est A House of Dynamite, le nouveau long métrage réalisé par Kathryn Bigelow. Il explore la réaction du gouvernement américain face à une attaque nucléaire, et certains éléments du film n'ont pas du tout plu au Pentagone. À tel point que le siège du ministère de la Défense a publié un communiqué pour démentir cette information.
Ceux qui ont déjà vu A House of Dynamite se souviendront qu'à un moment donné, un intercepteur est lancé pour neutraliser la bombe qui se dirige vers la ville de Chicago. Dans le film lui-même, on nous dit qu'il a 61 % de chances de la neutraliser, ce qui finit par entraîner son échec. C'est ce qui n'a pas plu du tout au Pentagone, qui a envoyé le message suivant via Bloomberg :
"Les intercepteurs fictifs du film n'atteignent pas leur objectif, et nous comprenons que cela vise à créer un drame convaincant pour le divertissement, mais les résultats des tests dans le monde réel racontent une histoire très différente".
C'est ce qu'affirme l'Agence de défense antimissile, qui déclare avoir atteint une efficacité de 100 % depuis plus d'une décennie. De son côté, Bigelow a confirmé qu'elle n'avait pas contacté le Pentagone afin de conserver son indépendance lors de la réalisation du film, mais elle a également souligné qu'elle "disposait de plusieurs conseillers technologiques ayant travaillé au Pentagone".
Le scénariste Noah Oppenheim s'est montré plus catégorique, soulignant que les experts qu'il a consultés estimaient que ce chiffre de 61 % était même généreux, raison pour laquelle il a préféré se montrer "respectueusement en désaccord" dans une interview accordée à MSNBC. Il y a également souligné ce qui suit :
"Je me réjouis de cette conversation. Je suis très heureux que le Pentagone l'ait vue, ou le voie, et y prête attention, car c'est précisément la conversation que nous voulons avoir".
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