Tout le monde se rappelle de Gala. D'origine italienne, cette star avait enflammé les années 90 avec son titre Freed From Desire ! Aujourd'hui, après quelques années passées en retrait de la scène médiatique, la star revient et s'est confiée sur PurefansNews. Rencontre.

Tout le monde se rappelle de Gala. D'origine italienne, cette star avait enflammé les années 90 avec son titre Freed From Desire ! Aujourd'hui, après quelques années passées en retrait de la scène médiatique, la star revient et s'est confiée sur PurefansNews. Rencontre.

On ne t'a pas entendu beaucoup ces dernières années... T'étais-tu éloignée de la musique ?
Je suis toujours restée dans la musique. Pendant tout ce temps, j'ai essayé d'évoluer dans ce milieu. Au début, j'entretenais une relation vraiment passionnelle avec la musique. Et plus tard, après le gros carton que tout le monde connaît [Freed From Desire, ndlr], j'ai disparu et c'est là que je me suis vraiment plongée dans la musique. C'est là que je l'ai vraiment comprise et que j'ai appris ce que je devais faire en tant que musicienne. Mais, en aucun cas, je n'ai arrêté la musique.

Freed from desire reste un des grands succès marquants des années 90. T'attends-tu aujourd'hui à un succès d'aussi grande ampleur ?
Bien sûr ! Je pense que mes nouvelles chansons peuvent devenir n°1 en France, parce que j'ai évolué et que je ne parle qu'avec ma musique et mon coeur. Et puis, je crois que ce sont de meilleures chansons avec une meilleure production. Etant donné que j'ai appris une autre facette de mon métier -comment créer mon propre label, comment promouvoir ma musique, comment créer mes vidéos, etc.- tout doit, logiquement, être mieux maintenant qu'avant.

Penses-tu que tes fans vont te suivre dans cette nouvelle aventure ?
En effet, je pense qu'ils pourront s'y retrouver. Vous savez, les gens changent et les goûts de mes fans évoluent aussi. Je ne pense pas qu'ils soient restés les mêmes. Ils ont grandi, évolué dans leurs vies, tout comme moi. Ma musique est influencée par l'environnement dans lequel je suis. Par exemple, je vis actuellement à Brooklyn, donc je suis forcément influencée par cette atmosphère plus rock. Une scène qui serait complètement différente de Los Angeles. Si je produis à L.A., je serais plus pop, comme Rihanna et ce genre d'artistes.

Justement, tu parles d'influences extérieures, mais y a-t-il des artistes qui t'inspirent plus particulièrement ?
La base de l'écriture d'une chanson doit venir du plus profond de soi. Et pour moi, cela viendrait du blues et des Beatles. Les Beatles, selon moi, sont les précurseurs de la pop, je les écoute depuis que j'ai cinq ans. Et c'est marrant parce que ma meilleure amie m'a dit que le premier souvenir qu'elle avait de moi est qu'une fois j'étais venue chez elle avec un disque des Beatles comportant une grosse pomme verte sur la pochette. Et c'est drôle parce qu'enfant j'étais fascinée par cette pomme, alors que maintenant que je suis plus âgée je suis fascinée par leur musique. Donc ma première influence, depuis la maternelle, serait les Beatles. Ils sont vraiment en moi depuis très longtemps. Par contre à l'adolescence, j'étais plus Prince.

Et aujourd'hui, y a-t-il des artistes de la nouvelle génération qui t'inspirent ? Tu parlais de Rihanna, par exemple, est-ce qu'elle peut t'inspirer ?
C'est différent parce que les Beatles et Prince sont des auteurs-compositeurs, alors que Rihanna est un produit, elle n'écrit pas ses chansons. Donc je ne peux pas dire que j'aime Rihanna, par contre j'aime l'équipe de Rihanna, ses auteurs et ses producteurs qui font ce qu'elle est aujourd'hui. Par exemple, sa nouvelle chanson, Diamonds, a été écrite par Sia, donc si je dis que j'aime Rihanna, j'aime avant tout ce que Sia a écrit pour elle.

Matriarchy Records est un label que vous avez créé dans le but de pouvoir travailler avec plus de femmes. Te sens-tu un peu féministe dans l'âme ?
Pas seulement un peu, je dirais même beaucoup ! En fait, j'ai commencé dans un label où les personnes qui prenaient les décisions étaient des hommes. Ils choisissaient de m'engager ou non, ils choisissaient mes chansons. Et j'en étais fatiguée parce que les femmes sont en général vraiment connectées à mes chansons. Donc je voulais impliquer davantage de femmes dans ma musique, dans mon aventure. Je voulais aussi leur donner une opportunité parce que c'est plus difficile pour nous après 30 ans. Nous avons des enfants ce qui engendrent souvent des problèmes dans nos carrières et plus particulièrement dans les univers artistiques. Et plus généralement, je pense que les femmes ont une vision beaucoup plus large des choses parce que justement elles portent la vie et voient autre chose que leur travail.

Peut-être que tu as donc d'autres projets pour la défense des droits des femmes ?
Ma carrière entière en est un. Je suis toujours restée dans la musique sans jamais abandonner. Mon parcours, ma situation actuelle et mon âge forment un vrai combat. Je pense que je donne un exemple à toutes celles qui n'ont pas la force de lutter parce que c'est toujours simple d'avoir vingt ans, de signer avec un label et de disparaître après. Mais continuer à rester dans le business et toujours de façon indépendante, c'est beaucoup plus difficile. Mais j'ai résisté parce que c'est ça, la vraie bataille.

Tough Love est un titre un peu plus pop-rock que tu as lancé de façon indépendante. Que dis-tu de cette expérience, tant au niveau musical que personnel et humain ?
Quand tu commences dans la musique comme je l'ai fait, tu es jeune, tu y vas avec beaucoup d'énergie, sans vraiment te poser de question. Mais la deuxième étape d'une carrière est la plus difficile. C'est à ce moment que tu dois faire tes preuves, que tu apprends à écrire tes chansons, démarcher des studios, bref à devenir un artiste complet. Et c'est ce que Tough Love m'a permis d'apprendre. Et ce n'est qu'après que tu peux repartir sur de bonnes bases, ce titre était donc indispensable.

Donc après Tough Love, tu t'es sentie plus forte pour te projeter autrement comme tu l'as fait dans ton dernier single, Lose Yourself In Me, qui est un titre électro, mais pour autant très différent de Freed From Desire ?
Oui, je pense que j'ai accumulé beaucoup de connaissances. En fait, c'est comme si le premier single était de l'abstrait, comme si un enfant faisait un beau dessin abstrait. Après, je me suis dit que c'était, certes joli, mais qu'il fallait que j'apprenne comment peindre un visage, qui est Tough Love. Et maintenant, je retourne dans l'abstrait. Et Lose Yourself In Me, en fait, c'est juste moi, avec mon évolution et mes connaissances acquises sur ma profession.

Un nouvel album pourrait être en préparation ?
Aujourd'hui, la manière dont je vois la musique est différente. Je ne suis pas dans un grand label qui remue des millions de dollars chaque jour et je ne peux pas me permettre de sortir un album régulièrement, ce qui est particulièrement cher à produire. Quand j'ai mis la vidéo de Love Yourself In Me en ligne, sur mon site, quelqu'un m'a dit : "C'est génial, vivement la prochaine !". Et, c'est comme ça que je fonctionne. Je sors à peu près un titre par an pour faire les choses de manière indépendante et pour que chaque single soit mon bébé, soit spécial et soit un monde à part entière. Comme je l'ai fait pour Freed From Desire, Let A Boy Cry, Come Into My Life. Ces trois chansons représentent trois univers complètement différents, sont sorties à un an d'intervalle, et je les ai ensuite collectées dans un album. Donc c'est certainement ce que je ferai à l'avenir, parce que c'est ce que j'aime.

Et tu n'as jamais pensé à te lancer dans un autre genre musical ? Tu disais que tu étais devenue plus rock en vivant à New York. Serais-tu plus variété si tu t'installais à Paris ?
Bien sûr parce que je suis vraiment influençable de ce côté-là ! En tant qu'artiste, tu dois parler de ce qui t'entoure, de la société dans laquelle tu vis. En fait, tu es une éponge qui absorbe ce que tu vois, qui l'interprète et qui le rend après. Donc, oui ce serait très intéressant ! D 'autant plus que j'adore la musique française, qui est finalement très proche de la culture italienne qui est la mienne.

Est-ce justement difficile pour les artistes italiens de percer en France ?
Très ! Et c'est d'ailleurs pour cela que je suis partie très jeune aux Etats-Unis. Je voulais apprendre à parler et à écrire en anglais et ainsi, pouvoir communiquer mes sentiments et ma musique au monde entier. C'est une langue internationale. Mais le problème en France, c'est que les productions étrangères sont juste énormes comme Lady Gaga, Rihanna ou David Guetta. C'est donc très difficile pour un artiste indépendant, de quelconque nationalité qu'il soit, de percer.

Tu sillonnes les routes du monde avec Freed From Desire. Honnêtement, tu n'en as jamais assez de chanter toujours la même chanson ou que le public ne te connaisse que grâce à celle-ci ?
Non, je ne suis jamais fatiguée de chanter Freed From Desire, qui a maintenant plus de 15 ans, ou mes autres chansons parce que c'est moi qui les ai écrites. Si quelqu'un chante une chanson qui a été écrite pour lui, je pense en effet qu'il doit être usé de la chanter 20 millions de fois. Mais ce n'est pas mon cas parce que lorsque je vois des gens chanter mes propres paroles, je me dis juste : "Waouh ! Ils chantent mes mots". Et ces chansons sont toujours d'actualité parce qu'elles parlent de tolérance et de liberté. Et faire des tournées comme Dance Machine, me permet aussi rester connectée à mes fans français, ce qui est super important. (Propos recueillis par Allison Fourrier)

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