Drugslab : Youtube en pleine polémique après avoir autorisé des youtubeurs à prendre des drogues
On voit de tout sur YouTube : maquillage, jeux video... et même drogues ! Sur Drugslab, trois jeunes se filment en prenant différentes sortes de drogues, souvent illégales. De quoi susciter la colère de certains, qui accusent YouTube de rendre la drogue glamour et d'en promouvoir l'usage.

Chaque semaine, Nellie Benner (30 ans), Rens Polman (25 ans) et Bastiaan Rosman (23 ans) se filment en prenant différents types de drogues que leur suggèrent les internautes, parmi lesquelles champi, poppers, coke, LSD, GHB, MDMA ou encore Xanax. Des vidéos ensuite publiées sur la chaîne Youtube Drugslab, qui compte aujourd'hui plus de 500 000 abonnés. Alors forcément, Youtube est accusé de promouvoir l'abus de drogue en laissant cette chaîne ouverte.

Drugslab : Youtube en pleine polémique après avoir autorisé des youtubeurs à prendre des drogues

De la drogue pour éduquer ?

Le but n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire, d'encourager les gens à prendre de la drogue, mais de les informer des effets produits par ces drogues et réduire les dangers. Il s'agit en réalité d'une chaîne éducative sponsorisée par le gouvernement néerlandais, et plus précisément par le ministère de l'Education, de la Culture et des Sciences.

Jelle Klumpenaar, stratège digital sur la chaîne publique allemande BNN, a déclaré : "La drogue est tabou dans de nombreux pays, mais même dans ces pays les jeunes en font l'expérience. Ils veulent aussi savoir comment prendre de la drogue de façon sûre". En effet, les 3 jeunes reviennent sur le dosage adéquat, les effets sur la fréquence cardiaque, ou encore sur la température du corps.

Youtube répond à la polémique

Un avis que Benner approuve : "Les jeunes vont être en contact avec les drogues, de toute façon. Nous ne disons pas aux gens : 'Vous devez prendre de la drogue'. Nous donnons juste des conseils fun à regarder. Je pense que c'est important que les gens comprennent comment celles-ci fonctionnent, au cas où ils essayent d'en prendre". Dans un communiqué, Youtube a répondu à la polémique en expliquant que "si la plateforme a des mesures strictes contre les contenus qui encouragent les utilisateurs à faire des choses dangereuses ou blessantes, nous faisons des exceptions pour le contenu qui se veut éducateur ou à valeur documentaire".

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