Trois ans après avoir mis le monde à ses pieds avec Oppenheimer - film qui lui a (enfin) permis de repartir avec l'Oscar du meilleur réalisateur, Christopher Nolan revient au cinéma avec LE blockbuster de l'année : L'Odyssée.
Attendue dans les salles le 15 juillet 2026, cette adaptation du poème épique grec ancien d'Homère est déjà vendue par la presse comme "le chef d'œuvre" du cinéaste, qui aurait livré là son meilleur film.
Rien d'étonnant au regard de son budget (250 millions de dollars) et de son casting avec Matt Damon (Ulysse), Tom Holland (Télémaque), Anne Hathaway (Pénélope) ou encore Zendaya (Athéna), même si Nolan n'a pas hésité à se laisser aller à une énorme incohérence pour se faciliter le travail durant la production.
Certes, on parle d'une histoire avec un cyclope, des géants et des Dieux omniprésents, ce qui met immédiatement fin au concept de réalité/crédibilité. Ceci dit, avec une action située dans la Grèce antique, on pouvait légitimement s'attendre à y retrouver la langue et les mots d'Homère à l'écran.
Pas du tout. Pour ce projet, Nolan a finalement privilégié un anglais contemporain avec de gros accents américains. Un choix créatif qui fera grincer les dents des plus tatillons, mais qu'il assume pleinement. Au micro du Los Angeles Times, le réalisateur a rappelé que l'important n'était pas dans les mots employés, mais dans le message véhiculé.
Je voulais un langage porteur d'émotion plutôt qu'intellectuel pour le public. J'ai peut-être été naïf, on va peut-être me le faire regretter, mais je voulais un récit authentique. Pour moi, c'était une évidence.
Une façon de penser réitérée au moment de composer son casting. Selon lui, il était important d'avoir autant de visages connus à l'écran, car c'était la meilleure façon d'expliquer pourquoi cette histoire est si particulière et épique.
Ils jouent des figures mythologiques, emblématiques à certains égards. Je voulais une distribution de grande qualité, réunir les meilleurs acteurs [car leurs visages familiers permettraient au public moderne de se sentir à l'aise dans cette histoire antique.]
Par ailleurs, l'accent des personnages n'est pas l'unique reproche que Nolan balaie d'un revers de main. Même les critiques à l'encontre de certaines armures jugées trop modernes, trop "Batmanisées" en comparaison de celles qui existaient véritablement à cette époque, sont légitimées par le travail de son équipe.
Effectivement, il y avait de la couleur dans cette Grèce antique, mais le noir était également présent pour une raison incontournable.
Il existe des poignards mycéniens en bronze noirci. L'hypothèse est qu'à l'époque, on pouvait probablement noircir le bronze. On prend du bronze, on y ajoute de l'or et de l'argent, puis on utilise du soufre… Avec Agamemnon, Ellen [Mirojnick], notre costumière, cherche à exprimer sa position sociale supérieure à celle des autres personnages. Cela passe par l'utilisation de matériaux très coûteux.
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