Akira Toriyama nous a tragiquement quittés en 2024, mais son œuvre continue de lui survivre. Tandis que la Toei Animation prépare (enfin) une suite à l'anime Dragon Ball Super avec The Galactic Patrol - qui adaptera l'Arc de Moro du manga éponyme, Son Goku et Vegeta pourraient bientôt imiter Astérix et Mickey.
Cette semaine, Emmanuel Macron a annoncé que l'Arabie saoudite était sur le point d'investir près de 6 milliards d'euros dans la création de trois parcs d'attractions à thème du côté de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Et vous l'aurez deviné, l'un d'eux devrait être consacré à l'univers des Saiyans.
Un projet excitant sur le papier ? Oui, mais qui pourrait finalement le rester. D'après les informations du journal Le Monde, ces annonces auraient été faites dans une certaine précipitation. En réalité, il manquerait encore un élément crucial pour concrétiser le rêve de millions de fans : l'autorisation des ayants droit.
Plusieurs sources concordantes, au fait des détails du projet et ayant requis l’anonymat, confirment que le projet, porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien, n’a pas − encore ? − obtenu cet indispensable sésame.
Vous avez bien lu, le prince saoudien Mohammed Ben Salman et son équipe à l'origine de ce projet n'auraient pas encore validé toutes les autorisations avec les héritiers. Or, on le sait, les gestionnaires de ces licences sont très protectrices et très pointilleuses vis-à-vis de ce qui est possible de faire ou non avec leurs créations.
Et pour ne rien arranger, le cas de Dragon Ball se veut particulièrement compliqué depuis la disparition de Toriyama, multipliant les interlocuteurs et négociations.
Les droits de ses œuvres sont répartis de manière très complexe entre différentes entreprises, dont le géant Toei animation, la maison d’édition Shueisha (Shonen Jump), sans oublier Bird Studio, société créée par Akira Toriyama, et le distributeur Bandai Namco.
Autant dire que voir autant de personnes annoncer un parc Dragon Ball avant même la signature des autorisations pourrait ternir les relations et mettre à mal un tel projet. D'autant plus que les dents commencent à grincer du côté du Japon.
En cause ? De nombreux observateurs s'insurgent en voyant la plus grosse licence locale issue d'un manga bénéficier d'un tel parc à l'étranger, alors même que le pays devrait être le premier à en profiter. Des critiques compréhensibles (qui aurait imaginé un parc Astérix ouvrir d'abord au Japon avant la France ?) qui pourraient motiver les ayants droit à faire machine arrière et à stopper les négociations.
De quoi nous offrir la plus grosse clim au monde ? Oui... et non. Dans les faits, ni Qiddiya Investment Company ni l’Elysée n'ont officiellement annoncé Dragon Ball comme faisant partie intégrante de ces parcs. Ce sont les sources anonymes et la presse qui ont laissé filtrer l'information. Aussi, en cas de refus des ayants droit, tout ce petit monde pourra facilement se dédouaner en mode "C'était prévu, car on n'avait rien annoncé. Il ne fallait pas vous emballer".
Enfin... presque. Il y en a une qui a fait une boulette : Valérie Pécresse. La présidente de la région Ile-de-France en a trop dit dans une vidéo qui pourrait bien lui retomber dessus : "Non, vous ne rêvez pas : Dragon Ball arrive en Ile-de-France. Son Goku aura son parc, à quelques encablures de Paris". Aïe !