Halloween, Scream, Chucky, Conjuring, Annabelle, Destination Finale... On ne compte plus le nombre de franchises horrifiques qui ont traumatisé des générations de spectateurs. Et au sein de ce genre, on retrouve également une petite pépite née en 1981 de l'esprit de Sam Raimi : Evil Dead.
Le réalisateur reste aujourd'hui attaché à la saga, mais il a depuis longtemps passé la main derrière la caméra. Et pour Burn, le sixième épisode actuellement au cinéma, c'est le français Sébastien Vaniček (à qui l'on doit déjà Vermines) qui a été choisi pour le mettre en scène.
Co-écrit au côté de Florent Bernard (Nous, les Leroy), ce film suit Alice qui, après l’enterrement de son mari, se rend dans la demeure isolée de sa belle-famille pour lui rendre un dernier hommage. Mais la réunion vire au cauchemar lorsque ses proches se transforment un à un en Deadites. Confrontée à une horreur surnaturelle, elle découvre que les vœux qu’elle a prononcés de son vivant la lient encore à son mari… bien au-delà de la mort.
On ignore encore si Evil Dead Burn atteindra le statut de la trilogie initiale, mais on sait déjà qu'il est applaudi par tout le monde. Sur Rotten Tomatoes, le film est doté d'une note moyenne de 71% attribuée par la presse et de 81% attribuée par le public.
Rien d'étonnant puisque, pour sa première incursion à Hollywood, Sébastien Vaniček a eu le luxe de pouvoir faire tout ce qu'il voulait et de distiller sa french touch à l'occasion, que ce soit dans l'humour, les références ou sa mise en scène. Une liberté totale... à un détail près.
Ceux qui ont vu le film en salles le savent, Evil Dead Burn possède deux scènes post-générique. Une situation inattendue pour un tel film mais qui n'est pas de son fait. Au micro de Films Actu, le réalisateur a confessé que les producteurs l'avaient obligé à ajouter la seconde fin bonus afin de lier son film au suivant, Evil Dead Wrath de Francis Galluppi, qui sortira en 2028.
Alors là, c'est vraiment 100% le moment où je me rends compte que je fais un film américain, c'est le moment où on me demande même pas mon avis. On me dit "Ah, on a besoin de ça et de ça". Et moi je dis "Ah mais non, non, non". Et ils font "Non, on te laisse faire tes trucs français, par contre, tu nous fais ça".
De quoi déranger le cinéaste ? Pas du tout. Comme l'a confessé Sébastien Vaniček, l'important était ailleurs : "Du coup, j'accepte parce que c'est le jeu, et en vrai, ça ne me dérange pas tellement. Moi, mon film, je l'ai."
Par ailleurs, étant donné qu'il s'agissait d'une commande, lui-même ignore encore à quoi servira véritablement cette scène post-générique.
Après, qu'est-ce qu'ils vont en faire ? Qu'est-ce que ça va donner pour la suite ? Je ne sais pas. Il y a 10 milliards de films Marvel qui teasaient des personnages qu'on ne reverra jamais. Est-ce qu'ils vont l'utiliser, pas l'utiliser, quoi faire et tout, je ne sais pas. C'est leur franchise, moi j'ai fait mon film à part entière.
Pour la petite anecdote, c'est Florent Bernard qui s'était chargé d'écrire cette scène. L'occasion pour lui d'y glisser un petit clin d'oeil à son film, Nous, les Leroy, sorti en 2024 : "C'est lui qui a écrit, c'est pour ça qu'il y a un clin d'œil à son film. Parce qu'il y a un mort qui s'appelle Christopher Leroy. Du coup, il se fait ses auto-clins d'œil, ce bât*rd qui veut s'auto-citer. (rires) Mais moi, ça me régale."
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