Le problème avec les franchises, c'est qu'au bout d'un moment, l'univers n'est plus respecté. Dès qu'une licence fonctionne, les studios la pressent jusqu'à la dernière goutte pour engranger le plus d'argent, jusqu'à la vider de toute substance.
Et c'est comme ça qu'on en arrive à des films sans intérêt, clichés, répétitifs et ridicules. Fast and Furious, Scream, Saw, Die Hard, Terminator... Aucune d'entre elles n'a échappé à cette triste réalité.
Parmi les sagas gâchées par des producteurs sans vision créative, on peut notamment citer... Jurassic Park. Depuis 2015 et le lancement du reboot Jurassic World, c'est peu dire que la franchise initialement lancée par Steven Spielberg en 1993 a vu sa cote de popularité baisser en flèche. Enfin ça, c'était jusqu'à 2025 et l'arrivée de Jurassic World : Renaissance.
Il faut croire que ce titre était prémonitoire, puisque le réalisateur, Gareth Edwards, avait réussi à raviver la flamme dans le cœur des fans. Certes, tout n'était pas parfait dans ce nouvel épisode, mais on ressentait malgré tout de l'amour pour la licence, retranscrite dans une mise en scène davantage inventive et ambitieuse. Résultat ? Le film avait tout simplement récolté 872 millions de dollars, faisant de lui le 6ème plus gros succès de 2025 au box-office mondial.
Malheureusement, on n'a visiblement pas le droit au bonheur dans ce monde. Sans surprise, une suite avait immédiatement été commandée par Universal et Gareth Edwards était évidemment attendu derrière la caméra. Le problème ? Le cinéaste vient finalement... de claquer la porte.
Selon le Hollywood Reporter, "des différends créatifs" auraient motivé le réalisateur à quitter le projet. Le magazine ne précise pas les sources de ce conflit, mais on les imagine trop importants pour réussir à passer outre, étant donné que Gareth Edwards était pourtant assuré de retrouver son casting composé de Scarlett Johansson, Mahershala Ali, et Jonathan Bailey.
Serait-ce lié au scénario écrit par David Koepp ? Aux exigences du studio sur le budget ? Sur les délais de production ? La réponse devrait être apportée dans les prochains mois, une fois un remplaçant mis en place.
Une chose semble en revanche évidente, la relation entre le réalisateur et Universal apparait désormais fragilisée, en témoigne la réaction minimaliste du studio : "On a vécu une expérience incroyable à travailler avec Gareth sur Jurassic World Renaissance". Un communiqué beaucoup trop court pour ne pas imaginer de grosses tensions dans les coulisses. Ce qui n'est pas pour nous rassurer sur la qualité du prochain film...