Jok'air en interview
Avec son deuxième album "Jok'Travolta", Jok'Air va encore plus loin. Tout en imposant son style, le rappeur aborde des sujets qui le touchent de près : l'argent, le sexe ou le racisme. Il se confie dans une interview sur Pure Break !

Après "Jok'Rambo", Jok'Air a appelé son deuxième album "Jok'Travolta". Plus que le jeu de mots, ce titre n'est pas du tout le fruit du hasard, au contraire. Il définit parfaitement la vision qu'a le rappeur de sa musique et la direction qu'il veut donner à sa carrière. "John Travolta représente pour moi un des artistes les plus complets de l'histoire de l'audiovisuel en termes de danse, de chant, d'acting et c'est ce que j'aimerai être. J'aimerai être ce mec complet qui sait tout faire" explique l'artiste dans une interview pour PRBK. Et l'interprète du "Club des 27" le fait déjà à sa manière sur ce projet : il rappe, chante, utilise différents flows...

"Le racisme c'est ma lutte première"

Parce que pour Jok'Air réussir n'est pas une option. Enfant ayant grandi dans la pauvreté, il sait que le rap est un moyen pour s'en sortir et rendre la vie de ses proches meilleure : "Je viens d'un endroit où le rap est une issue de secours, comme les études ou le sport [...] Je parle énormément d'argent parce que j'en ai manqué dans ma jeunesse, je voyais mes amis sortir ou partir en vacances et moi, je travaillais pour espérer les rejoindre un jour [...] Ma famille fait tout pour moi. Quand j'ai commencé à faire de la musique, ma mère et mes frères m'ont toujours mis à l'aise pour que j'ai l'esprit léger quand j'ai envie de travailler. Tout ce qu'ils méritent, c'est que je réussisse".

Jok'air le clip "Club des 27"

Parmi les sujets qui reviennent le plus sur le nouvel album de Jok'air, il y a le racisme. "Je parle surtout de différence de classe sociale. Il y a des noirs qui sont extrêmement riches comme il y a des blancs qui sont extrêmement pauvres, j'ai grandi dans un quartier où c'est comme ça. C'est triste à dire mais les classes sociales on les définit aujourd'hui avec des stéréotypes qui sont les couleurs de peau. On ne va pas se mentir, dans le monde entier, la peau noire, on souffre. C'est ma lutte première parce que j'ai souffert de ça et j'en souffre encore, dans la musique, dans la vie de tous les jours". Au final, avec "Jok'Travolta", Jok'Air livre un album complet à la fois sombre et léger, intense et dansant. Une belle performance dont il s'explique en interview pour Pure Break dans notre diaporama.

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