L'été a un goût différent depuis une semaine. Plus de match de la Coupe du Monde, plus de stress devant les Bleus, plus d'énervement devant les Argentins (bon ça, ce n'est plus mal...) et plus de Dai Dai. Bref, l'engouement autour du Mondial 2026 s'est arrêté juste après la victoire espagnole et il faudra attendre l'Euro 2028 pour à nouveau vibrer au niveau national.
Sauf que pour patienter, un jeu de foot est en train de tout casser sur son passage. Son nom ? Destiny Eleven.
Disponible depuis le 20 juillet dernier, soit au lendemain de la finale du Mondial, ce jeu disponible gratuitement en ligne permet à l'utilisateur de créer la plus belle carrière possible pour un footballeur en suivant des choix précis, saison après saison. "Chaque choix compte. Personne ne connaît son destin à l'avance" peut-on avant de lancer le jeu.
Une partie dure quelques minutes : après avoir créé votre profil selon plusieurs caractéristiques (poste, origine sociale, entourage, hygiène de vie...), vous êtes confrontés à une série de décisions. Chaque réponse oriente la carrière de votre faux footballeur.
Au fil des années, de vos débuts à 16 ans jusqu'à la retraite à 36 ans, vous devez donc prendre des choix cruciaux pour votre joueur. Pour le meilleur et parfois pour le pire. À la fin de la partie, des statistiques vous proposent de découvrir si vos décisions ont permis à votre rookie d'arriver au sommet... ou si vous avez tout raté.
Nous l'avons testé en tant que jeune joueur nommé Enzo Moreau, venu des quartiers populaires et débutant à Lille. Au final, nous avons terminé à Newcastle (Angleterre), en participant aux Coupe du Monde 2038 et 2042, mais avec une blessure tenace au genou nous ayant obligé à raccrocher les crampons avec un an d'avance. Peut mieux faire malgré une "meilleure carrière que 67 % des destins simulés" selon le simulateur...
Mais le meilleur dans l'histoire ? C'est que le jeu est rejouable à l'infini. Et c'est probablement ça qui a poussé les footeux à s'y plonger en boucle et à développer une véritable obsession pour ce jeu de simulation. Relayé par de nombreux médias et des influenceurs sports, Destiny Eleven connaît un succès inattendu puisqu'il a suscité plus de 150 000 connexions en seulement deux jours. Au bout d'une semaine, plus de 11 millions de carrières ont été créées via 880 000 utilisateurs différents. Après les FIFA et PES qui cartonnent chaque année, Destiny Eleven s'affirme comme un nouveau concurrent surprise.
Un succès qui plus est français puisqu'il s'agit d'une création de Maxence Pigné, ingénieur de 25 ans originaire de Rouen. "À l’origine, j’ai développé ce jeu uniquement pour pouvoir y jouer avec mes amis, je n’avais pas pour objectif qu’il devienne connu" explique-t-il au Figaro. Joueur de foot en club jusqu'à ses 16 ans, il se dit totalement "étonné" par le succès fou de sa création, qui lui a demandé deux mois de travail : "Je pense avoir trouvé le bon ajustement, pour ne pas que ce soit trop simple ni trop frustrant non plus, avec un équilibre entre choix et aléatoire".
À votre de tour de succomber !