En septembre prochain, la Pokemon Company fêtera les 30 ans de la franchise avec une nouvelle extension incroyable de son TCG.
Il est encore trop tôt pour savoir si cette nouvelle série connaîtra un immense succès, mais il ne fait cependant aucun doute qu'une ou deux cartes issues de cette collection finira par faire tourner la tête de tous les collectionneurs.
Toutefois, attention : comme l'a récemment rappelé BFM, on ne peut pas faire n'importe quoi avec une carte appartenant à un JCC, que ce soit du côté de Pokémon, Yu-Gi-Oh ou encore Magic.
En effet, s'il vous venait à l'esprit de vendre certaines d'entre elles afin de financer vos prochaines vacances ou obtenir un apport pour l'achat d'une maison, sachez qu'il ne faudra pas oublier ensuite... de les déclarer au Trésor public.
© BestImage, Zuma Press/Bestimage
Ce n'est pas une blague, mais une loi à connaître absolument au risque de voir le fisc vous taper sévèrement sur les doigts : en France, les reventes de cartes à collectionner sont taxées sur la base d'un taux forfaitaire de 36,2% qui se découpe en deux parties, à savoir 19% au titre de l’impôt sur les revenus, additionnés de 17,2% au titre des prélèvements sociaux.
On vous rassure tout de même, cet impôt qui appartient au régime des biens de consommation ne concerne pas toutes vos ventes de cartes. En réalité, il ne s'applique qu'à partir du moment où le montant est supérieur à 5 000 euros.
Surtout, cette taxe ne concerne que la plus-value réalisée sur cette revente. Autrement dit, si vous vendez une carte 5 001 euros après l'avoir initialement achetée 5 000 euros, c'est uniquement la pièce de 1 euro qui sera prise en compte.
© BestImage, JLPPA / Bestimage
Enfin, sachez que toutes les cartes ne sont pas sujettes à cet impôt. Certaines d'entre elles peuvent appartenir à la catégorie des objets de collection. Comment le savoir ? Il faut qu'elles présentent un "un intérêt historique ou ethnographique", avec par exemple un défaut unique, une production collector ou une signature officielle (Article 98 A du code général des impôts).
Si tel est le cas (seul un juge pour le décider), alors le revendeur - toujours au-delà d'un montant de 5 000 euros, devra cette fois-ci verser une taxe forfaitaire de 6% du prix total, ainsi que 0.5% en lien avec la CRDS.
Se faire taxer pour des cartes initialement pensées pour les jeux d'enfants, bienvenue dans le monde des adultes !
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