La fin d'une série ne signifie pas pour autant que celle-ci n'existe plus. Entre les fans de la première heure qui s'organisent des rewatchs occasionnels pour retrouver leurs personnages préférés et les nouveaux spectateurs qui souhaitent découvrir une histoire qui leur était passée à côté à l'époque, les séries restent intemporelles.
Preuve en est : 14 ans après la diffusion de son final sur la Fox aux USA, Dr House continue de passionner des millions de personnes à travers le monde grâce au streaming. Et à ce sujet, une internaute a récemment livré son avis sur les premiers épisodes. Un début qu'elle juge fatigant et lourd, la faute à un schéma narratif classique.
J'arrive un peu en retard, mais j'ai commencé la saison 1 de Dr House. Le même scénario se répète à chaque épisode : un patient souffre d'une maladie mystérieuse. Hugh Laurie (Dr House) se trompe de diagnostic. Le patient frôle la mort. Hugh Laurie se trompe encore. Il est menacé de licenciement. Le patient frôle à nouveau la mort. Hugh Laurie a une idée de dernière minute, un peu farfelue. Il trouve le bon diagnostic. Il n'est pas licencié. C'est vraiment Huit saisons comme ça ?
Une critique qui peut s'entendre, même s'il est bon de rappeler que c'est justement le propre du concept de ce qu'on appelle les formula shows comme NCIS, Mentalist, Tracker, Good Doctor… Leur objectif est d'offrir aux spectateurs une formule narrative précise afin d'avoir une histoire complète par épisode.
Surtout, il est également dommage de réduire Dr House à cette simple formule quand la force de la série a toujours été le traitement de ses sujets en fond.
"Dr House n'a jamais vraiment été une série médicale. Les cas cliniques n'étaient qu'une porte d'entrée vers quelque chose de plus profond : la souffrance, la dépendance, la solitude, le déni et la peur de vivre pleinement, a répondu un fan de la série. Je l'ai regardée trois fois, et chaque visionnage a touché une facette différente de mon âme, de mes peurs et de mes espoirs."
Et ce n'est pas l'acteur Hugh Laurie qui contredira cette personne. Bien connu pour son humour british, l'inoubliable interprète de House a répondu à cette spectatrice à sa manière. Du House dans le texte.
Merci pour votre critique, Janet. Nous avions effectivement essayé quelques épisodes où House (Hugh Laurie) (s'il vous plait, ne mettez pas les parenthèses au mauvais endroit) trouvait du premier coup la solution, mais ils ne duraient que six minutes. Le studio n'était pas content. Nous avions ensuite tenté des épisodes où House se trompait systématiquement et où le patient décédait. Mais là, c'était le public qui n'était pas content.
Par la suite, le comédien - récompensé de 2 Golden Globes pour son rôle, a rappelé que la répétition d'une formule n'était pas un problème. C'est ce qui en est fait à l'intérieur qui importe.
On pourrait appliquer votre analyse pertinente à d'autres formes d'art : J.S. Bach a composé 30 variations Goldberg sur la même structure d'accords ; Frida Kahlo a peint 50 autoportraits ; Henry Moore, que dire ? L'important, c'est la variation sur un thème ; si vous n'y voyez que des hôpitaux, du blabla médical, etc., alors c'est que ce n'est pas fait pour vous.
Une mise au point intéressante qui met en valeur combien l'évolution des séries a changé la perception du public ces dernières années. Avec des saisons de plus en plus courtes et des intrigues principales étirées sur toute une saison, les spectateurs sont de moins en moins habitués aux formula shows (moins propices au binge watchting), au point de ne plus être capables d'en apprécier les qualités et les subtilités.
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