
Le monde du doublage vient de perdre une autre de ses légendes cette année. Après Benoît Allemane (Morgan Freeman) en janvier dernier, et Eric Legrand (Vegeta de Dragon Ball Z) en mai, c'est aujourd'hui l'incroyable comédien Dominique Collignon-Maurin qui vient malheureusement de nous quitter.
Agé de 76 ans, l'acteur - qui s'amusait autant devant la caméra que dans un studio derrière un micro, est décédé ce lundi 4 août 2025 à Paris des suites d'une maladie.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais sa voix vous rappellera pourtant d'innombrables souvenirs. Et pour cause, depuis 1984, il était la voix principale de Nicolas Cage, le portant dans des films cultes comme Volte/face, Family Man ou encore Lord of War. Pourtant, si on pense immédiatement à Cage lorsque l'on entend sa voix, l'acteur n'était pas l'unique star Hollywoodienne à voir son talent épouser sa performance.
Que ce soit Willem Dafoe (18 films dans The Grand Budapest Hotel), Kevin Kline (17 films dont Un poisson nommé Wanda), Dustin Hoffman (12 films dont Rain Man) ou encore Mark Hamill (6 films dont la saga Star Wars) et Jeff Daniels (les deux comédies cultes Dumb & Dumber), tous ont bénéficié de la puissance de Dominique Collignon-Maurin pour voir leur jeu prendre une autre dimension en VF.
Par ailleurs, les plus jeunes ont également pu grandir avec sa voix au travers de différents films d'animation emblématiques. Arthur dans Merlin l'Enchanteur (1963) ? C'était lui. Hadès dans Hercule (1997) ? Lui aussi. Léon le caméléon dans Monstres & cie (2001) ? Toujours lui. De même que du côté de Gill dans Le monde de Némo (2003), Rat dans Fantastic Mr. Fox (2009) ou bien Grug du côté des Croods (2013).
Néanmoins, réduire Dominique Collignon-Maurin à ces rôles de l'ombre serait oublier une partie importante de sa carrière devant la caméra. De 1955 à 2025, on a pu le retrouver dans 23 films dont Les Amitiés particulières de Jean Delannoy (1964), Rebelote de Jacques Richard (1983) dans lequel il jouait avec sa propre mère, Mado Maurin, ou encore Lune froide de Patrick Bouchitey (1991).
Côté théâtre, Dominique Collignon-Maurin avait également émerveillé le public dans 26 pièces dont La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux (1971), mise en scène de Jean Mercure, Les Possédés d’après Dostoïevski (2009), mise en scène de Chantal Morel, mais aussi L’Homme Job (1984), une pièce écrite, interprétée et créée par lui-même.
Un talent qui va tristement nous manquer...