Alors que le cinéma français cartonne aujourd'hui dans les salles obscures avec des succès comme Gourou, Le Marsupilami ou encore LOL 2.0, il est également très puissant sur Netflix. Comme on peut le découvrir aujourd'hui, c'est le film Challenger qui est actuellement n°1 du Top 10 de la plateforme.
Comédie française de 2024 réalisée par Varante Soudjian et portée par Alban Ivanov, l'histoire suit un homme ordinaire qui, par un concours de circonstances, se retrouve propulsé dans l’univers impitoyable de la boxe professionnelle. Entre entraînements intensifs et situations rocambolesques, il doit se dépasser pour relever un défi qui semble hors de portée.
Un projet important pour Alban Ivanov, qui revenait d'une période compliquée au moment d'entrer sur le plateau. Et pour cause, en avril 2022, alors même qu'il était en plein spectacle sur scène, l'humoriste avait surpris le public en expliquant qu'il ne se sentait plus en état de poursuivre son one-man show.
Un arrêt inattendu, qui s'était finalement poursuivi de longs mois. "Il fallait faire une pause avant qu'il y ait un vrai problème physique" a-t-il reconnu au micro d'Allociné. Comme l'a précisé le comédien, il était tout simplement victime d'un burn-out.
Tu vois, à force de dire oui et que tout s'enchaîne, en fait, tu n'as pas le temps de faire des points sur ce qui t'arrive et de pouvoir le gérer. Donc, à un moment donné, il fallait juste que je stoppe la machine et c'est pour ça que j'ai tout arrêté. (…) Je me suis fait dépasser par les événements parce qu'il n'y a pas de formation à ce qui nous arrive.
© Abaca Press, Reynaud Julien/APS-Medias/ABACA
En l'espace de quelques années, notamment suite à son passage au Marrakech du Rire en 2015, sa carrière avait pris un tournant imprévu, au point de lui faire perdre ses propres repères. En 2024, auprès du Parisien, il révélait que son succès était presque devenu un cadeau empoisonné.
À un moment, j’étais partout, c’était trop. J’ai une photo aux Champs Elysées : je suis dans cinq films en même temps ! Le Covid m’a mis dedans en décalant pas mal de choses. Sur scène, je passe de trois dates à cinq ou six par semaine. Je me suis toujours senti comme un bon à rien, alors j’ai eu peur qu’on dise de moi que j’étais un feignant. J’étais comme une machine…
"C’était paradoxal, il était en train de m’arriver ce que je cherchais depuis tout petit, mais le métier me bouffait, je voyais moins mon fils, ma famille…, déplorait-il ensuite en réalisant l'envers d'un décor qu'il ne soupçonnait pas. Quand la machine s’enflamme, tu te sens redevable, tu te dis : c’est le prix à payer, tu seras jamais heureux. Horrible."
© Abaca Press, Domine Jerome/ABACA
Autant dire que cette pause lui a fait du bien et lui permet aujourd'hui de prendre la pleine mesure de sa carrière, de ses capacités et limites à encaisser.
"Ma femme m’a beaucoup aidé, je me suis dit que je n’allais plus souffrir, n’envoyer que du bon aux gens, apprendre à dire non…, expliquait-il au journal. C’est comme si je m’étais accordé le droit d’être heureux. Aujourd’hui, j’en profite, j’adore ce que je fais… mais c’est nouveau".
Et c'est la raison pour laquelle Challenger sur Netflix fonctionne aussi bien, tant l'acteur apparait apaisé et en accord avec lui-même, lui permettant de se livrer pleinement à l'écran.
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