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Réforme du lycée : des profs mettent 20/20 aux élèves pour protester
Réforme du lycée : des profs mettent 20/20 aux élèves pour protester
Les élèves (et sans doute aussi les parents) sont aux anges ! De plus en plus de professeurs ont en effet pris l'initiative de distribuer des 20/20 à leurs élèves. Pourquoi ? Pas pour leur bon travail mais pour contester la réforme du lycée. Ils espèrent ainsi créer un sabotage administratif.

Les profs contre-attaquent

Depuis plusieurs mois maintenant, les enseignants, les élèves et les parents s'inquiètent avec l'arrivée de la réforme du lycée en France, qui entrera en vigueur en septembre prochain. En plus des manifestations et de plusieurs rétentions de notes, des professeurs ont décidé d'aller encore plus loin dans la protestation en mettant des 20/20 à tour de bras. De quoi ravir les lycéens et les parents, mais ces fausses notes posent problème dans le système informatique de l'Education nationale. Et c'est d'ailleurs pour cela que certains profs donnent la note maximale, pour tenter d'enrayer le système.

Ce mouvement de rébellion est né à Lille en décembre dernier, au moment où en parallèle, le mouvement des gilets jaunes était alors en pleine apogée. D'après les calculs d'un enseignant interrogé par Marianne, cette nouvelle forme de contestation concernerait un millier de professeurs d'une cinquantaine d'établissements différents. Les académies touchées : celles de Paris, Toulouse, Montpellier, Reims ou encore Nantes.

Le ministère envisage des sanctions

Mais le fit de noter des élèves 20/20 sans qu'ils le méritent est en train d'agacer plus d'un(e) proviseur(e). Comme l'a relayé Challenges, un chef d'établissement a même écrit à une professeure de lycée protestataire, lui expliquant que cela relevait "de la faute professionnelle" et "potentiellement du délit". Dans son argumentaire, il évoque ainsi la "loi relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires" et précise que tout enseignant doit respecter les "instructions de son supérieur hiérarchique".

Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a également réagi suite à cette opération militante. "C'est une rupture d'égalité qui donnera lieu à des rappels à l'ordre, voire à des sanctions" a ainsi commenté le cabinet du ministre Jean-Michel Blanquer auprès du même média.

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