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Clémentine (The Voice 8) : "Ce que me disait Mika ne me parlait pas vraiment" (Interview)
Clémentine (The Voice 8) : "Ce que me disait Mika ne me parlait pas vraiment" (Interview)
Alors que les auditions à l'aveugle continuent dans The Voice 8, les téléspectateurs de TF1 ont une nouvelle fois pu découvrir de nouveaux talents ce samedi 2 mars 2019, à l'instar de Clémentine. A seulement 16 ans, elle a su séduire Mika et Julien Clerc, dont elle a rejoint l'équipe. En interview pour Purebreak, elle revient sur cette expérience.

Purebreak : Tu as 16 ans, depuis quand fais-tu de la musique ?

Clémentine : Je fais du piano depuis que j'ai 6-7 ans à peu près et je chante depuis que j'ai 12 ans.

D'ailleurs, tu expliques dans ton portrait avoir commencé à chanter à la mort de ton père...

J'ai commencé la composition quand mon papa est décédé. J'ai écrit une chanson et j'ai commencé à chanter par ce biais là. A la base, ce n'était pas du tout le chant qui m'intéressait, mais la composition. Il me semblait logique d'interpréter ce que j'écrivais et c'est comme ça que j'ai commencé le chant. Avant, je n'en ressentais pas le besoin. C'est un peu comme une thérapie, quand j'écris, ça me permet de comprendre tout ce qui se passait dans ma vie.

Tu as pris des cours de chant par la suite ?

J'ai pris quelques cours de chant, par ci, par là, mais rien de très intensif. C'est ma prof de piano, qui me coache aussi dans le chant et dans l'interprétation.

Qu'est-ce qui t'a poussée à participer à The Voice ?

C'est une occasion qui s'est présentée. Ma mère m'a emmenée au casting. Même si je n'y avais jamais pensé avant, ça ne me dérangeait absolument pas de le faire, au contraire. Je n'y avais jamais pensé, je n'ai jamais eu la prétention de me dire que je pourrais peut-être être qualifiée.

"Je ne voulais pas faire The Voice Kids"

Tu as déjà pensé à participer à The Voice Kids ?

Ma mère m'en avait déjà parlé mais moi je ne voulais pas faire The Voice Kids. Je pense que j'avais besoin d'acquérir encore un peu de maturité dans mon chant et je pense que j'étais trop jeune à ce moment là.

Tu as seulement 16 ans, tu n'as pas peur de passer à la télé ?

Peur, non. Après, c'est un milieu impressionnant mais c'est une expérience.

Comment ont réagi tes camarades de lycée ?

S'ils ont été surpris en l'apprenant, ils sont tous très encourageants. En règle générale, c'est que des bonnes vibes et des gens contents que je fasse ça.

Tu t'es préparée à recevoir des critiques ?

Je me dis que ça ne peut pas plaire à tout le monde, je le sais. Personne ne plaît à tout le monde. C'est la logique des choses : je présente un truc et je prends le risque que ça ne plaise pas.

Tu es en 1ère S, tu n'as pas peur d'allier les études et la musique ?

Déjà, je veux mon bac, c'est la moindre des choses, et après, je ne sais pas encore, je verrai. Je pense me diriger vers quelque chose dans la musique, c'est ce qui serait le plus logique et le plus judicieux.

Tu serais prête à abandonner le bac si on te proposer de signer un album ?

Si on me propose un truc assez conséquent et assez sûr pour que je puisse lâcher mes études, je le fais volontiers !

Quelles sont tes influences musicales ?

J'écoute beaucoup de variété française, comme Francis Cabrel (énormément) et Coeur de Pirate et beaucoup de rap français, majoritairement du Damso et Hamza. Tout ce qui est chanson à texte.

Pourquoi avoir choisi d'interpréter "Fais-moi une place" de Julien Clerc et non du rap ?

Ce n'est pas mon point fort, dans le sens où j'aime bien écouter mais, généralement, ce qui est dit dans le rap, ce sont des choses que je n'ai pas vécues, je n'arrive pas à m'y référer et du coup ça n'a pas le même impact que des morceaux qui me ressemblent. Alors que je me réfère à "Fais-moi une place" de Julien Clerc, j'arrive à le rapporter à ma vie. Quand j'ai écouté ce morceau, au moment où j'en étais dans ma vie, ça a matché. L'interprétation, c'est ce qu'il y a de plus important.

Tu n'as pas eu trop de pression à l'interpréter devant Julien Clerc ?

Non, parce que, à partir du moment où le morceau et les paroles me plaisent, j'oublie un peu à qui appartient le morceau. Le plus important, c'est ce qu'il raconte. Ce qui me faisait un peu peur, c'est que quand on est compositeur ou chanteur, qu'on réfère un morceau à une partie de notre vie et que quelqu'un le reprend, la personne ne le comprend pas forcément comme nous on l'a comprise. Je me suis dit que, peut-être, ce morceau avait une histoire particulière pour lui et que moi, je lui avais trouvée totalement un autre sens.

"Ce que me disait Mika ne me parlait pas vraiment"

Pourquoi l'avoir choisi lui en coach, plutôt que Mika qui a été le 1er à se retourner ?

Ce que me disait Mika ne me parlait pas vraiment, dans le sens où c'était très très élogieux et je ne m'y retrouvais pas forcément, ça ne me ressemblait pas, bien que ce soit très très gentil. Ce qui m'a plu chez Julien Clerc, c'est qu'il y avait un côté hyper rassurant dans ce qu'il disait. Ce qu'il m'a dit m'a parlé. Il a appuyé sur les points qui me plaisaient ou qui ne me plaisaient pas dans ma musique, mais en tout cas il était en accord avec ce que je pensais de ma musique.

2 coachs sur 4 se sont retournés. Si les 4 coachs s'étaient retournés, qui aurais-tu choisi ?

Je n'avais aucune idée avant d'y aller. Ça dépend de ce qu'ils m'auraient dit, mais à mon avis, j'aurais quand même choisi Julien Clerc.

Quels conseils t-a-t-il apporté durant les coaching ?

Même si je trouvais un sens aux chansons et que j'étais très pointilleuse sur l'interprétation, il ne fallait pas que j'oublie de dire les mots et de penser chaque mot et pas seulement ma chanson en entière. C'est un conseil qui vaut de l'or, franchement, ça a changé plein de choses.

Appréhendes-tu de toucher à un autre univers dans la suite de l'aventure ?

Les chansons heureuses (rires). Tout ce qui est rythmé, heureux et ambiançant, ça me fait très très peur parce que c'est des morceaux que j'aime bien écouter, que je n'aime pas forcément et que je n'arrive pas forcément à chanter. Ça ne sert à rien en fait.

Y a-t-il un(e) ancien(ne) candidat(e) de The Voice qui t'a inspirée ?

Y'en a plein qui m'ont plu mais pas inspirée. MB14 me plaisait énormément, Slimane sur The Voice, je l'ai trouvé très fort, j'ai adoré tout ce qu'il présentait et Sol aussi.

Avec quel artiste rêverais-tu collaborer après l'aventure ?

Alors, c'est vachement irréel, c'est vraiment un rêve, ce serait Hamza. Ce n'est absolument pas mon univers mais je l'aime tellement...

Appréhendes-tu l'après The Voice ?

J'ai prévu de sauter sur toutes les opportunités qui s'offrent à moi et notamment les propositions de concert. Est-ce que ça me fait peur ? Oui peut-être parce que j'ai peur qu'il y ait un gros vide une fois que tout ça sera passé. Ici, j'ai rencontré des gens trop géniaux sur l'émission et ils vont tous beaucoup me manquer. Et puis The Voice, c'est un truc qui prend du temps, qui occupe et qui fait du bien, ça permet de se détacher de la routine qui n'est pas forcément cool et c'est plutôt ce côté là qui me fait peur.

Propos recueillis par Marion Poulle. Contenu exclusif. Ne pas reproduire sans citer PureBreak.com.

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