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Abou Debeing en interview
Abou Debeing en interview
Abou Debeing sort aujourd'hui son premier album "Debeinguerie", contenant des feats avec Black M, Aya Nayakamura, KeBlack ou Lartiste. A la cool, le rappeur répond aux questions de PRBK. Interview !

Comment tu as commencé la musique ?
J'ai commencé entre 2002 et 2003, poussé par la Sexion d'Assaut que je connais depuis ma plus tendre enfance. En fait, ils m'ont forcé. (Rires) Tu vas croire que je rigole... C'est comme mes grands frères de quartier ! Ils m'ont vu avec mes potes et ils m'ont dit qu'on allait faire comme eux.

Toi tu ne croyais pas en ton potentiel ?
Non, c'est pas ça mais c'était un divertissement plus qu'autre chose. Je n'ai jamais envisagé que ça pouvait devenir mon métier.

Et aujourd'hui ça te fait quoi que ce soit ton vrai job ?
C'est un plaisir. C'est kiffant. D'un hobbie tu passes au professionnalisme. C'est cool, non ?

Carrément. Et c'est pas trop compliqué que ça devienne sérieux justement avec des obligations etc... ?
Non c'est un plaisir. Mais c'est un travail. Moi je suis rigoureux. Et si tu le fais par plaisir, ça va deux fois plus vite.

Ton objectif avec ce premier album, qui contient notamment le titre "Boom", c'est quoi ? Etre numéro un ?
Non... J'ai envie de m'installer. Je veux montrer que j'étais capable de faire un CD. Et le garder en souvenir. C'est pour moi que j'ai fait l'album. (Rires) Non, je rigole. C'est ma carte de visite de ce que je sais faire. En 20 titres, je n'ai pas pu étaler tout ce que je savais faire, mais une bonne partie.

Le clip "Guerre" d'Abou Debeing

Tu penses déjà au prochain album ?
Oui, totalement. Je suis dans la conception, je réfléchis à faire un truc cohérent mais différent pour ne pas lasser.

D'ailleurs, tu te considères comme un rappeur ou comme un chanteur ?
Comme un artiste. Je fais de la musique. Parfois je fais du rap, du chant, parfois je mélange les deux.

Tu penses que tu apportes quoi de plus par rapport aux autres ?
De plus ? Je ne sais pas. Peut-être mon énergie. Je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs... Oui mon énergie.

Tu mélanges plusieurs styles sur ton album...
Je voulais montrer que je peux faire des sons variés. Sur "Quelqu'un", j'ai repris "La Lettre à Elise" et je l'ai mis sur de l'afro. J'adore mélanger les univers.

Tu n'as pas hésité de t'attaquer à un titre aussi culte ? C'est un classique !
Du tout, non. Je l'ai fait par pur kiff. Tu me crois que j'ai connu le titre le jour où je l'ai enregistré ? Je connaissais la musique depuis que je suis gosse mais pas son nom. Il y a des gens de la nouvelle génération qui peut-être ne le connaissent pas ! Moi je l'ai découvert sur le morceau de Nas.

Le clip "Sorry" d'Abou Debeing

Et les feats sur l'album, ils sont nés comment ?
C'est au feeling. Pour tous les feats, je connaissais déjà les artistes. Pour Dadju et Black M ce sont des amis d'enfance. Avec les autres, ça s'est fait naturellement au fil des rencontres, on a sympathisé et on a fait des sons.

Maître Gims et Black M, dont tu vas assurer les premières parties, ce sont des modèles ?
Ça motive. Pour moi mais aussi pour la jeunesse. C'est un exemple comme il n'y en a plus beaucoup. Ce sont mes amis d'enfance. Quand je vois ça, je me dis que peut-être je pourrais le faire. Ce n'est pas une évidence, mais c'est encourageant.

Il y a un artiste avec qui tu rêves de faire un son ?
En France, je dirais Vianney. Oh la la, qu'est-ce qu'il est fort ! Son écriture, son interprétation, sa façon d'aborder la musique. Il est énorme. Pour moi, c'est un des plus gros artistes français. Je l'ai connu sur l'album précédent. Il est trop fort.

Tu écoutes quoi toi ?
De tout, de la variété française, du zouglou, de la musique afro ou même japonaise, des génériques de mangas. Du rap forcément. Je n'ai aucune limite !

Et les succès de PNL ou Jul, tu en penses quoi ?
C'est génial ! On est en 2017, j'ai commencé en 2002. En 15 ans, j'ai vu peu de gens comme eux. L'urbain est en train de prendre une place unique. Ce qu'ils font n'a jamais été fait. Après, l'urbain d'aujourd'hui a tellement évolué, ce n'est plus l'urbain d'il y a 20 ans. Leurs succès sont encourageants !

Le clip "Boom" d'Abou Debeing

Et les clashs dans le rap, ça n'abîme pas un peu l'image ?
C'est ni bien ni mal. Le rap est né de clashs. Biggie et 2Pac à l'époque... Ça fait partie de la culture hip-hop, comme les battles dans la danse. Mais moi si j'ai un problème à régler avec quelqu'un, je ne sais pas comment je réagirais !

Dans le titre "Les sorties", tu dis "J'suis un gars du peuple". Tu as peur que le succès te déconnecte de la réalité ?
Non ! J'ai pas de crainte avec ça. Je suis quelqu'un de très terre à terre. Il faut être bien entouré. C'est un mélange de tout : l'éducation, les amis... Je suis quelqu'un de très simple, je viens du peuple.

Et la politique tu t'y intéresses un peu ? Ça pourrait t'inspirer des textes ?
Je ne me retrouve pas dans la politique. Je suis quand je tombe dessus mais je ne vais pas forcément chercher. Je n'y comprends rien. Que ceux qui s'y reconnaissent aillent voter ! Et que ceux qui ne se reconnaissent pas votent blanc.

Et toi tu iras voter ?
Moi, je ne voterai pas !

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